Me Lu Chan Khuong comprend parfaitement les exigences de son rôle

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Me Lu Chan Khuong

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Le Soleil

Je suis un ancien  bâtonnier, mais quand même contemporain (2009-2010). Malgré le passage des années, comme mon distingué confrère, monsieur le bâtonnier Jean Moisan (1972-1973), je demeure toujours intéressé aux activités du Barreau. Surtout que j'y ai d'abord exercé les fonctions importantes de directeur du service de la formation permanente de janvier 1989 à mars 2007, avant de devenir vice-président dès 2008, puis bâtonnier en 2009-2010. Je suis toujours membre du Barreau du Québec.

Je ne peux qu'être d'accord avec les propos de mon éminent confrère, monsieur le bâtonnier Moisan, que j'estime beaucoup, sur les exigences du rôle de bâtonnier. Ces exigences d'ailleurs deviennent grandissantes année après année. En effet, alors qu'en 1972, le Barreau devait compter environ 5000 membres, aujourd'hui, il en compte 25 000. La pratique du droit s'est aussi internationalisée, de sorte que nos membres se retrouvent dans plus de 80 pays. Bref, la tâche de bâtonnier est immense, importante et complexe. Je partage donc à plus forte raison l'opinion de mon savant confrère sur ce sujet.

Pour le reste, avec respect pour l'opinion contraire, je ne partage pas son avis sur le fait que madame la bâtonnière doive partir, comme il le prétend. D'abord, parce qu'à mes yeux, Me Khuong n'a rien à se reprocher. Elle n'a jamais été accusée de quoi que ce soit, n'a jamais été reconnue coupable de quoi que ce soit, et rien n'a été retenu contre elle. J'ai dû expliquer à des non-initiés, sans aller dans les détails de l'arrêt Sault-Ste-Marie, les différents niveaux de responsabilité. Par ailleurs, les concepts d'actus reus (commission de l'acte) et mens rea (intention coupable), couplés avec la présomption d'innocence, ont réussi à convaincre nombre de sceptiques. Or, en l'espèce, il n'y a jamais eu d'intention coupable.

Quand mon distingué confrère ajoute «qu'elle aurait pu consulter à titre officieux des personnes proches du Barreau», je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord parce que ce qui est confidentiel doit le demeurer. Bref, il n'y a pas de demi-confidentialité.  Dire «un secret» à plus d'une personne n'est plus un secret. Ça devient un secret de polichinelle.

Quiconque a pris connaissance des immenses états de service de Me Khuong au cours des 10 dernières années peut se convaincre facilement qu'elle connaît très bien l'ampleur et l'importance sociale du rôle de bâtonnier de même que des exigences requises. Exigences élevées, comme le mentionne monsieur le bâtonnier Moisan, pour qui j'éprouve le plus grand respect.

À la question «Peut-elle conserver son poste?», ma réponse est oui, assurément.

Pierre Chagnon, bâtonnier, avocat émérite, Boucherville

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