Le Québec joue plus que ses frontières avec Terre-Neuve-et-Labrador

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Pour l'auteur, il n'est pas besoin d'être devin pour voir la moitié nord du Québec actuel rester «naturellement» au sein du Canada advenant l'indépendance.

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Le Soleil

Nos journalistes et analystes (nos politiciens parfois aussi) traitent régulièrement de l'histoire récente des frontières peu ou mal définies entre Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec. De l'énergie et autres ressources convoitées, vendues, transportées ou bloquées. Souvent parce que la cartographie actuelle est imprécise au point «qu'un castor construisant un nouveau barrage en modifie le tracé».

Le débat porte toujours sur le court terme (récemment l'ex-premier ministre Bouchard rejetait d'un vif «on n'en est pas encore là» mon invitation à discuter de l'avenir des frontières Québec-Canada). Jamais sur l'avenir. Car il y a un long terme aussi, beaucoup plus important encore.

Le long terme, c'est celui de la frontière Québec-Canada advenant l'indépendance de la plus vaste province (à bien des points de vue déjà plus État que province) du pays. Il n'est pas besoin d'être devin pour voir la moitié nord du Québec actuel rester «naturellement» au sein du Canada. Par la volonté de la très vaste majorité des habitants de ce Nord, Inuits et Amérindiens. Par référendum eux aussi. Contre lesquels le Québec étant devenu souverain (expression un peu vieillotte dont l'absolutisme s'atténue de jour en jour) ne pourra rien. Ni à Ottawa (qui se réjouira de s'épargner les affres d'une partition comme pour l'Inde et le double Pakistan), ni à Londres (qui en aura suffisamment sur les bras avec les aspirations de ses régions et autres Écosse), ni à Paris (qui selon son habitude historique regardera ailleurs), ni aux Nations unies (qui respecteront la majorité des habitants des rives du Saint-Laurent aussi bien que celle des autochtones d'un Nord dont le Sud ne se sera toujours intéressé que par fly-in fly-out).

Je rêve d'un Québec épanoui et prospère. Instruit et lucide. Dans le respect et les bonnes relations. Ni arrogant quand il est en position de force. Ni pusillanime quand les circonstances lui sont difficiles.

Hubert Laforge, professeur-doyen-recteur à la retraite; collaborateur et créateur de fonds de soutien universitaires et muséaux; Québec

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