CHSLD et médias sociaux

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Le Soleil

À l'ère des médias sociaux, où tout le monde peut mettre sur Internet des images, je me questionne sur certains impacts sérieux. J'ai vu récemment une vidéo d'une dame cherchant du personnel pour porter secours à des gens dans un CHSLD. Plusieurs montent aux barricades en s'insurgeant haut et fort. Moi, cette vidéo, je ne l'approuve pas et voici pourquoi.

Tout d'abord, quand il est question de confidentialité et d'éthique, comment une vidéo filmant des gens qui n'y ont pas consenti peut être éthique? Vous me direz que c'est pour ce qu'elle dénonce. Elle dénonce quoi au juste? Le manque de personnel? La négligence d'employés? Les moyens de communication limités?

Ces images ne sont qu'une photo de la situation. Les réponses sont multiples. Le personnel est peut-être en train d'aider une autre personne en situation d'urgence. Un processus de diminution des contentions est peut-être en cours et ça occasionne une hausse temporaire des chutes. Nous avons toujours besoin d'un coupable identifiable. Et si le coupable c'était la société dans son ensemble?

Je travaille dans le réseau, c'est vrai. Je ne suis pas dans cet établissement, mais si j'avais été employée, j'aurais eu bien de la difficulté à me motiver pour aller travailler après avoir vu la vidéo. Ne croyez-vous pas que ce genre d'hystérie collective peut avoir des effets encore plus néfastes? Voir une dame qui court en panique dans le corridor pour des personnes avec des troubles cognitifs peut instaurer un climat de panique et alourdir le fardeau de tout le personnel en plus de risquer de voir des résidents décompenser de leur état. Certains diront : «Ajoutons du personnel». D'accord, combien? Il faudra faire la même chose dans tous les établissements à travers le Québec pour être équitable. Certains se plaignent que le gouvernement donne trop d'argent en santé alors on ajoute du personnel, mais on ne veut pas payer. À mon avis, c'est de mettre un bandage sur une plaie vive sans chercher la cause.

En somme, notre réseau est compliqué. Je suis idéaliste et je travaille à l'amélioration du milieu de vie. Je crois que la communauté au complet doit se sentir concernée et par respect, quand nous sommes témoins de situations de la sorte, il faut travailler en collaboration à la recherche de solutions imaginatives et créatives. Le personnel doit avoir l'ouverture de tenter ces solutions et de trouver l'amélioration. Une vidéo, même la plus troublante, n'apportera jamais de solutions concrètes et ne fait qu'augmenter les inquiétudes des familles, le stress du personnel et ce ne sont pas des conditions qui favorisent la quiétude des gens âgés qui ont contribué à bâtir notre société, ne l'oublions pas. Fred Pellerin dit que ça prend un village pour élever une enfant. Je dirais que ça prend une communauté pour prendre soin des aînés. 

Julie Lamothe

Trois-Rivières

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