Y a-t-il encore des soignants par vocation?

Les pharmaciens communautaires contribuent annuellement à quelque 350 000 heures... (Archives La Presse canadienne)

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Les pharmaciens communautaires contribuent annuellement à quelque 350 000 heures d'encadrement sans rémunération auprès des stagiaires inscrits dans l'une ou l'autre des facultés. 

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Le Soleil

En réaction au texte «Jean Coutu estime que les nouvelles règles sur les médicaments lui nuiront» de la Presse canadienne publié dans Le Soleil du 8 juillet

Dans sa livraison du 8 juillet 2015, le journal, Le Soleil, nous rapporte en page 28, que les pharmaciens propriétaires des pharmacies Jean Coutu et autres pharmaciens propriétaires ne sont pas du tout heureux de la décision du gouvernement du Québec d'imposer les médicaments génériques pour les patients, beaucoup moins dispendieux. Est-ce que le seul but des médicaments n'est pas de soigner?

Y a-t-il encore des jeunes qui choisissent le métier de pharmacien comme celui de médecin, par vocation, c'est-à-dire le choix de soigner et de soulager, d'être des soignants pour les gens malades, ou est-ce que le capitalisme outrancier ne transparaît pas ici? Les pharmaciens propriétaires Jean Coutu ont déclaré des profits faramineux de 712,4 millions sur une période de seulement 13 mois.

Pourquoi est-ce que nous, petits payeurs de taxes et d'impôts, devrions payer les médicaments les plus dispendieux à des gens déjà très avantagés financièrement dans notre société, soit les médecins et les pharmaciens propriétaires, alors que nous pouvons acheter des médicaments beaucoup moins dispendieux et tout aussi efficaces?

Depuis quand est-ce qu'une personne choisit entre quatre objets identiques le plus cher sur les tablettes pour que le propriétaire de ce commerce fasse encore plus d'argent, alors que nous avons déjà de plus en plus de difficulté à se nourrir et à nourrir nos familles convenablement?

Bientôt, nous allons devoir revenir aux sources et échanger deux poulets contre une consultation médicale, comme c'était dans le temps où les gens choisissaient leur métier par vocation pour aider leurs semblables et être utiles dans leur champ de compétence respectif et pas seulement pour le salaire que ce métier rapporte. Les gens étaient mieux servis avec ce point de vue beaucoup plus axé sur l'humain.

Avec le fait de choisir un métier en fonction de ce que cela rapporte seulement, on aura bientôt affaire à toutes sortes de médecins, de spécialistes et toutes sortes de gendarmes, etc. le monde deviendra toujours ainsi un peu plus dangereux, sans valeurs vocationnelles, mais seulement monétaires. Un peu d'humanité dans le choix d'un métier s'il vous plaît, pour garder le monde plus humain. Le capitalisme fait parfois perdre les pédales. Pour ces raisons, les conflits d'intérêts de plus en plus nombreux sont à prévoir. Demeurons vigilants.

Être des sauveurs de vies humaines est beaucoup plus gratifiant que d'engranger le plus d'argent possible aux frais des contribuables.

Jocelyne Dumont

Lévis

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