Un pays fort et fier?

L'indifférence répandue auprès des jeunes générations face à la situation... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Le Soleil

L'indifférence répandue auprès des jeunes générations face à la situation politique du Québec au sein du Canada s'avère pernicieuse. Il n'est pas approprié de se satisfaire d'un statu quo néfaste. La fête du Canada doit nous rappeler les douloureux événements des dernières décennies. Au moment où des célébrations se préparent à travers le pays afin de souligner le 150e anniversaire de la fédération canadienne, le Québec n'est toujours pas signataire de la Constitution. N'est-ce pas embarrassant?

Les jeunes semblent se détourner du débat portant sur la place du Québec au sein du Canada. Pour ceux et celles qui n'ont pas connu les échecs référendaires et les périodes de négociations constitutionnelles, le premier juillet est l'occasion de jeter un regard à ce sujet.

En effet, la jeunesse doit faire entendre sa voix au sein d'un Québec de plus en plus vieillissant. Elle doit notamment se positionner face aux défis qui marquent actuellement notre province. En revanche, la majorité de ces défis renvoie à la question des partages de pouvoirs entre Québec et Ottawa. Il faut ainsi nécessairement disposer d'une opinion claire en ce qui concerne la position constitutionnelle du Québec. Aucun citoyen ne peut échapper à cette question.

Par ailleurs, il s'avère inapproprié de faire fi de cet enjeu. Les échecs référendaires ont conduit la question nationale devant un mur, et ont eu pour conséquences de faire reculer le Québec au profit de l'État fédéral.

Actuellement, cette situation semble satisfaire Ottawa. Les démarches d'empiètement entrepris lors des dernières années par le gouvernement fédéral auprès des champs de compétences du Québec en témoignent. La réinsertion de symboles monarchiques réalisée par le gouvernement de M. Harper et la nomination d'unilingues anglophones à des postes fondamentaux le montrent également.

En ce sens, le statu quo ne peut perdurer. Le manque d'intérêt de la jeunesse face à cet enjeu doit par conséquent cesser. Les nouvelles générations doivent influer à ce débat le souffle nécessaire à l'atteinte d'un règlement convenable pour notre province. Pour y arriver, il faut en outre s'impliquer auprès d'instances politiques. Il est cependant nécessaire, en premier lieu, de s'intéresser, de discuter et de débattre de la position que doit occuper le Québec au sein du Canada.

Les circonstances actuelles renforcent cette perspective. Le scandale des dépenses des membres du Sénat, la fête du Canada et l'approche du 150e anniversaire de la fédération incitent un questionnement sur la réalité constitutionnelle qui prévaut depuis 1982. Les moins âgés, encore une fois, ont avantage à s'initier à ce débat.

Pour ma part, je suis d'avis que le gouvernement de M. Couillard a intérêt à présenter une vision du fédéralisme qui rend justice aux particularités du Québec ainsi qu'à ces légitimes revendications constitutionnelles. À l'heure actuelle, comment parler du Canada comme un pays fort et fier si l'un des deux peuples fondateurs est régenté par une Constitution qu'il n'a pas approuvée?

Gabriel Poirier, étudiant à l'Université de Montréal

Montréal

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