La solution du pharmacien

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Le pharmacien est un professionnel de la santé qui n'acceptera pas de travailler à demi vêtu, affirment les auteurs.

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Le Soleil

Le ministre Gaétan Barrette trouve que les pharmaciens et les médicaments coûtent trop cher. Peu après son élection, il a donc demandé aux pharmaciens de trouver des pistes d'économie. Ceux-ci ont accepté.

Ils ont fait plusieurs propositions aux ministres. Par exemple, une utilisation accrue des médicaments génériques. Pourquoi payer 200 $ pour une paire de jeans alors que je peux me procurer une paire quasi identique à 20 $? Ils ont proposé aussi au ministre de ne payer que le prix du médicament le moins cher d'une même famille. Si le chandail bleu se vend 10 $ et que le chandail rouge se vend 15 $, je vais n'acheter que des bleus. Si vous voulez le rouge, vous paierez la différence. Ils ont suggéré au ministre de regarder ce qui se fait ailleurs et d'opter pour les meilleures pratiques. Notre système d'assurance-médicaments permet à des gens de se payer des manteaux de fourrure pour se protéger du froid l'été. Est-ce logique?

Et le ministre a dit très bien. Il a pris les suggestions des pharmaciens. Certaines ont été appliquées et d'autres le seront. Mais le ministre a décidé que ce n'était pas assez. Il veut retirer 175 millions de dollars en rémunération aux pharmaciens québécois, en plus des économies amenées par les pharmaciens. Ce qu'il veut, c'est déshabiller les pharmaciens! Avec les coupes prévues, nous prévoyons que près d'un quart des pharmacies devra fermer. Vous avez bien lu: un quart des pharmaciens se retrouveront tout nus à la rue.

Mais ceux qui resteront savent que les patients ont besoin d'eux. Les promesses de l'entente entre le MSSS et la FMOQ ne seront pas réalisées entièrement avant deux ans et demi. Et les pharmaciens peuvent et veulent en faire plus. D'ailleurs, la fameuse loi qui permettra aux pharmaciens d'en faire plus, loi qui a été adoptée à l'unanimité, devait entrer en vigueur au mois de septembre 2013. Ne vous méprenez pas. Le ministre aimerait que les pharmaciens en fassent plus. Il demande aux pharmaciens de trouver les fonds pour les nouvelles activités dans l'enveloppe d'argent qui est disponible, enveloppe qui sera amputée de 175 millions. 

Ceci revient à dire aux pharmaciens que s'ils veulent un chandail, ils devront enlever leur pantalon. Et lorsqu'ils voudront un pantalon, ils devront remettre leurs chaussures. 

Le pharmacien est un professionnel de la santé qui n'acceptera pas de travailler à demi vêtu. Il sait que ses patients ne méritent pas de demi-services. Alors le pharmacien doit trouver une solution. Soit il ne rend pas les services que la population demande ou soit il facture le coût des services aux patients. Et à cause de l'entêtement du ministre, c'est cette seconde option qu'il choisira, parce que les services du pharmacien ont une valeur.

Les pharmaciens Pierre Marc Gervais et Thina Nguyen de Montréal, Nicolas Bergeron de Saint-Rémi, Georges Étienne Gagnon de Saint-Jérôme, Philip Morgan de Québec, Christophe Augé de Sherbrooke, Myriam Benhouchame de Laval et Dimitrios Retalis de Brossard

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