Changements à la gouvernance des commissions scolaires: économie et plus grande efficacité

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À l'heure où le Québec a besoin d'une meilleure adéquation formation/main-d'oeuvre, il faut se pencher sur la question de la formation professionnelle et technique, explique l'auteure.

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L'annonce du ministre de l'Éducation, François Blais, sur les changements à venir à la gouvernance des commissions scolaires s'inscrit dans une logique de pertinence, alors que moins de 5 % des électeurs ont participé à cet exercice qui a coûté pas moins de 20 millions $ aux contribuables en 2014. Une belle économie qui va dans le sens des propositions que la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) faisait à la Commission de révision permanente des programmes, la Commission Robillard, en lien avec les frais administratifs reliés à la perception de la taxe scolaire.

À l'heure où le Québec a besoin d'une meilleure adéquation formation/main-d'oeuvre, il faut se pencher sur la question de la formation professionnelle et technique. 

Le Québec a développé un imposant réseau de formation professionnelle: 195 centres de formation professionnelle gérés par 70 commissions scolaires. Peu de sociétés ont une infrastructure de formation professionnelle aussi étendue et aussi diversifiée que celle du Québec. Mais l'arrimage de la formation avec les besoins actuels et prévisibles du marché du travail demeure difficile. 

Selon Emploi-Québec, sur 10 ans, pas moins de 215 000 postes seront à combler dans les métiers exigeant normalement une formation professionnelle de niveau secondaire. Or, selon les données récentes de la Fédération des commissions scolaires du Québec, on comptait moins de 8000 jeunes inscrits en formation professionnelle. En somme, trop peu de jeunes manifestent de l'intérêt pour une formation dans un métier. 

Dans ce contexte, les commissions scolaires sont dirigées par des commissaires dont la préoccupation première est la formation de base. La formation professionnelle est pour elles moins importante, si ce n'est qu'en termes de nombre. Avec cette réforme, le ministre semble vouloir accorder une voix plus influente aux parents. Il faut aussi donner voix au chapitre aux entreprises, qui sont largement absentes des décisions relatives aux programmes de formation offerts dans les établissements et à l'évolution des contenus de formation de ces programmes.  

Ainsi, la FCCQ croit que les centres de formation professionnelle et les formations techniques au collégial pourraient être placés sous une même autorité, en remplacement notamment des Conseils des commissaires, ayant comme mandat d'assurer l'adéquation emploi/formation à l'échelle régionale. De plus, au sein de cette autorité, des représentants des employeurs devraient être en mesure de faire des recommandations sur le choix des programmes et des activités de formation professionnelle offerts. 

Compte tenu de la réduction générale des effectifs étudiants où il faudra davantage rationaliser que prendre de l'expansion, il faut favoriser une vision globale de l'offre de formation professionnelle et technique sur l'ensemble du territoire québécois. C'est pourquoi les économies d'échelle, l'efficacité et un meilleur arrimage dans l'adéquation formation/main-d'oeuvre, qui semblent être au rendez-vous dans la proposition du ministre de l'Éducation, prennent alors tout son sens. 

Françoise Bertrand, O.C., C.Q., présidente-directrice générale, Fédération des chambres de commerce du Québec 

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