Élections scolaires: non merci

Lors des élections scolaires du 2 novembre, pour... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Lors des élections scolaires du 2 novembre, pour l'ensemble du Québec, le taux de participation s'est situé sous la barre des 5 %.

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Le Soleil

Avant tout, le lecteur doit savoir que j'ai été candidat indépendant à la présidence de la Commission scolaire de la Capitale le 2 novembre. Ma campagne électorale s'est axée vraiment à contre-courant de celles des autres candidats de la province vu que j'osais prôner... oui, l'abolition des élections scolaires. Purement et simplement.

Quel a donc été l'élément déclencheur pour en arriver à une telle proposition? Retournons un peu dans le passé. Enseignant à la retraite après 36 ans d'implication totale auprès des jeunes du primaire et du secondaire, j'ai évalué que ma vaste expérience en première ligne de l'éducation saurait devenir un actif  de premier plan en me faisant élire au poste de commissaire en 2007. J'ai vite déchanté, non pas à cause de la structure administrative d'une commission scolaire, mais dans la prise de décision qui est parfois loin d'être en fonction du bien de l'enfant dont on se targue dans les discours officiels, mais plutôt en fonction de la ligne de parti de l'équipe de la présidence en place. Vu que j'avais été élu indépendant, je croyais qu'on saurait tendre l'oreille à mes observations, suggestions ou analyses afin de  protéger au maximum l'élève de l'éventuel impact des décisions à prendre. Mes illusions se sont vite estompées. La majorité «au pouvoir» fait foi et loi malgré l'articulation et l'argumentation de tous ceux et celles qui ont proposé de changer ne serait-ce qu'un iota à la volonté de la présidente et de son équipe. La sacro-sainte so-so-solidarité encore et toujours! J'ai même eu droit de recevoir de la part du conseiller en éthique et déontologie une plainte officielle déposée par la présidente qui me considérait persona non grata. Le magistrat a toutefois tôt fait d'annuler la plainte envers moi dans son rapport qui, ironiquement, remettait davantage en question le comportement de la présidente face à mes droits d'exprimer haut et fort ma vision des choses.

Ce fut vraiment là l'élément déclencheur. C'est à partir de ce moment précis que j'ai annoncé mon intention de briguer le poste de président INDÉPENDANT à l'élection de novembre, dans le but avoué de respecter chacun qui désirerait s'exprimer autour de la table et même parmi le public présent. C'était une semence lancée pour changer la dynamique  de l'élection des administrateurs. Les commissions scolaires ne demeurant que des intermédiaires directs entre le MELS et les citoyens, il importe de mettre de côté toute prétention politique (encore moins en équipe) pour se faire élire. Adieu les béni-oui-oui et bienvenue aux têtes bien pensantes qui ne préconisent rien d'autre que le bien de l'élève.

Voilà donc le plus grand bien qui pourrait ressortir d'un conseil des commissaires sans élections scolaires. Quant aux prophètes de malheur qui croient que les gens du milieu n'auraient plus accès aux décisions si les élections étaient abolies, je leur réponds qu'au contraire, chaque personne du milieu désirant postuler pourrait le faire dans son secteur. Ce serait alors à un comité de sélection, composé de membres neutres n'ayant aucun lien ni aucune accointance avec les candidats, de déterminer quels sont ceux qui possèdent davantage le bagage et le potentiel nécessaires pour siéger à cette table de décision. Et Dieu sait combien de personnes à nos tables d'élus offrent déjà cette ouverture d'esprit sur la jeunesse et plusieurs d'entre elles n'auraient plus, enfin, le fardeau de la ligne de parti à respecter. L'éducation n'en sortirait que gagnante, croyez-moi.

En terminant, il faut, bien sûr, tenir compte également des économies substantielles générées par l'abolition des élections scolaires. On parle ici de 20 millions $ par élection (500 000 $ pour la CS de la Capitale) dont pourra profiter notre jeunesse dans l'amélioration des services directs à l'élève. Qui plus est, finie la parodie d'exercice démocratique dont la population ne veut plus malgré la publicité et les envois personnels afin de les inviter à l'élection. Tant chez les anglophones que chez les francophones, il est temps de tourner la page et de respecter le message décodé de 95 % de la population et même plus: IL FAUT ABOLIR LES ÉLECTIONS SCOLAIRES.

Robert Martel, Québec

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