Développer nos chemins de fer, développer nos régions

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Louis-François Garceau est président directeur général du groupe TRAQ.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Le Soleil

Le Groupe TRAQ est étonné et perplexe de voir que le gouvernement du Québec s'apprête à démanteler une partie du Québec Central pour permettre l'aménagement d'une piste cyclable entre Vallée-Jonction et Notre-Dame-des-Pins.

Étonné, car le Gouvernement du Québec se trouve à dilapider les millions payés par les contribuables pour l'achat du Québec Central, un vecteur majeur de développement économique pour nos régions.

Étonné, car la construction d'une piste cyclable de quelques kilomètres va condamner plus de 100 km de voies ferrées qui participe au développement de l'arrière-pays de Montmagny (bois d'oeuvre de Daaquam et de Lac-Frontière notamment).

Perplexe de voir que le gouvernement du Québec gaspille les millions investis dans le Québec Central au profit de quelques-uns quand ce chemin de fer pourrait devenir le fer de lance de l'économie de la rive sud du Saint-Laurent.

Le développement des uns doit-il se faire au détriment des autres? Le plaisir d'une MRC doit-il passer par le non-développement des MRC voisines?

Faut-il rappeler que le chemin de fer permet à nos entreprises d'être compétitives dans un contexte où les prix de l'énergie sont à la hausse.

Si le camionnage est rentable sur de courtes distances, seul le chemin de fer permet à nos entreprises d'être compétitives sur des marchés comme celui de Chicago ou de la Californie.

Faut-il rappeler également qu'il est moins coûteux d'entretenir une voie ferrée que d'entretenir un réseau routier mis à mal par le camionnage.

Mieux encore, la réparation de la voie ferrée entre Vallée-Jonction et Notre-Dame-des-Pins coûtera moins cher que sa transformation en piste cyclable.

Faut-il rappeler de plus que l'industrie du camionnage se dirige vers une crise (faible relève) et que le chemin de fer s'annonce comme une des solutions pour répondre à cette crise annoncée.

Enfin, rappelons que le chemin de fer est de loin moins polluant que le camion.

Nos régions ont besoin de vrais emplois et d'entreprises capables d'être compétitives à l'échelle de l'Amérique. Aucune piste cyclable ne peut procurer des emplois de qualité.

Rappelons à ce titre que le tourisme tend à générer des emplois non qualifiés, saisonniers et au salaire minimum.

Développer le Québec Central dans son ensemble, c'est donner à nos régions un outil de développement leur permettant d'attirer de nouvelles entreprises (création d'emplois).

Le Groupe TRAQ demande au Gouvernement du Québec de mettre en place une véritable politique ferroviaire qui favorisera le développement de toutes les régions desservies par le Québec Central.

Le Groupe TRAQ demande au Gouvernement du Québec de déployer tous les efforts nécessaires pour que le Québec Central devienne le fer de lance de l'économie de la rive sud du Saint-Laurent, qui est la principale zone agro-industrielle du Québec.

Louis-François Garceau

Président directeur général

Groupe TRAQ

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