Le commerce du sexe

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Le Soleil

Après avoir visionné le film Le commerce du sexe, de la réalisatrice Ève Lamont, je suis bouleversée de voir tant de violence et de mépris faits à la femme. Ce n'est pas tant par les images que par le langage utilisé par les personnes à qui profite ce commerce, par la banalisation de la portée de leurs actions, par la réduction de l'exploitation du corps des femmes en une banale transaction. Que devient la dignité humaine?

À travers l'histoire, dans tous les temps, il y a eu de la violence faite aux femmes. Cette violence se perpétue autrement dans nos sociétés dites civilisées. Il nous arrive de penser la voir plus souvent dans d'autres sociétés, dans d'autres cultures. Ce commerce du sexe, c'est aussi chez nous que ça se passe, cette vision de la femme «objet» c'est aussi chez nous qu'elle est véhiculée.

Il est facile de donner la raison «c'est le plus vieux métier du monde» ou encore «elles veulent» pour ne rien faire. Ce qui se fait aujourd'hui, au 21e siècle, c'est un commerce mondial, un esclavage humain. Ce commerce de la traite des personnes qui comprend la prostitution est le troisième plus lucratif après celui des armes et celui de la drogue. C'est questionnant et bouleversant. De plus, «80 à 85% des personnes prostituées ont des antécédents d'abus et de violences sexuelles».

Il y a une conviction en moi, ce n'est pas seulement une affaire de femmes. Il faut que les hommes se lèvent aussi et dénoncent ce système. Il faut que nos garçons soient sensibilisés, éduqués à la dignité de toute personne. L'éducation, l'information, la sensibilisation sont des pistes à développer pour combattre ce fléau. Il n'y a pas des femmes respectables et des femmes non respectables. «La prostitution n'existerait pas s'il n'y avait pas de client», diront certains. Près de quinze ans après l'entrée en vigueur d'une loi pionnière sur la pénalisation des seuls acheteurs de services sexuels, le bilan de la Suède est élogieux... Le nombre des clients a baissé, selon les auteurs du rapport, et les trafiquants de personnes ont plus tendance à éviter la Suède. Une autre piste de solution?

Espérant vivre dans une société plus juste, égalitaire où chaque personne, homme et femme, puisse vivre dans le respect et la dignité.

Thérèse Duval, répondante à la condition des femmes

Église catholique de Québec

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