Pour de vrais gouvernements de proximité

Émile Loranger... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Émile Loranger

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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Le Soleil

Depuis un certain temps, on entend beaucoup parler de «gouvernement de proximité» dans le monde municipal. Ce terme suggère une plus grande autonomie financière, administrative et organisationnelle des villes dans le rôle qu'elles sont appelées à jouer  dans la société québécoise. Il est d'ailleurs utilisé à profusion par le gouvernement provincial ainsi que par les deux associations que sont la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l'Union des municipalités du Québec (UMQ) dans le cadre des négociations qui sont en cours concernant le renouvellement du pacte fiscal.

La FQM et l'UMQ affirment entre autres que les municipalités ont la capacité de livrer certains services plus efficacement que le palier provincial, de par leur proximité avec la population et leur bonne connaissance de leur milieu. Je partage entièrement cette affirmation. Si le gouvernement acceptait de déléguer certaines compétences aux villes, nous obtiendrions une meilleure efficience et des gains économiques importants pourraient être réalisés. On éliminerait les doublons et on recentrerait les services sur les besoins réels des populations locales qui ont chacune leurs spécificités, au plus grand bénéfice du contribuable.

En cette période qu'on dit d'austérité, il en va de notre devoir d'élus, tous paliers de gouvernement confondus, de nous rappeler que les deniers publics proviennent tous de la même poche, celle du citoyen qui travaille dur pour les gagner. En tant que gestionnaires municipaux, nous ne pouvons pas réclamer que l'on nous reconnaisse comme des gouvernements de proximité et refuser les responsabilités qui en découlent. Nous sommes les mieux placés pour gérer ce qui touche le quotidien de notre population parce que nous la connaissons bien. Par conséquent, nous devons être prêts à contribuer à cet effort de redressement demandé à la société québécoise actuellement, sans avoir peur des défis qu'implique la révision de nos façons de faire. Nous ne devons pas nous arrêter aux problèmes, mais travailler à des solutions. Nous devons voir plus loin que de demander que l'on accorde aux villes un nouveau mode de financement. 

C'est ce que j'attends de mon UMQ. Je m'attends à ce qu'elle voit grand dans sa défense du rôle que doivent jouer les municipalités et qu'elle exige ensuite du gouvernement provincial qu'il lui donne les moyens de ses ambitions. Les Assises annuelles doivent nous permettre de préciser et de concrétiser cette vision.

Nous avons une occasion en or avec le renouvellement du pacte fiscal. Ne la gâchons pas.

Émile Loranger,

maire de L'Ancienne-Lorette

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