Médecin de famille: une fausse réalité

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Lorsque l'on nous dit que l'on a un médecin de famille, on devrait plutôt dire que notre dossier médical est suivi par un groupe de médecins appartenant à un GMF ou à une clinique médicale, propose l'auteur.

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Le Soleil

Monsieur le ministre de la Santé et des Services sociaux,

Depuis quelque temps, je réfléchis beaucoup au système de santé québécois et particulièrement à la notion de médecin de famille. J'aimerais vous partager ma réflexion.

À mon avis, la notion de médecin de famille véhicule une fausse réalité. En effet, lorsque l'on nous dit que l'on a un médecin de famille, on devrait plutôt dire que notre dossier médical est suivi par un groupe de médecins appartenant à un GMF ou à une clinique médicale.

Cette affirmation vient du fait qu'un médecin dit «de famille» peut refuser de prendre comme patient le conjoint ou l'un des enfants ou tout autre membre de la famille lorsque son quota de patients est atteint. Pour lui, ce n'est pas la «famille» dont il s'occupe mais plutôt de plusieurs patients provenant de n'importe quelle famille. Il n'y a aucun lien familial pour lui dans le choix des patients.

Par ailleurs, on pourrait alors avoir la notion de «médecin personnel». Mais encore là, ce serait une fausse appellation puisque, lorsque l'on veut voir ce médecin, il faut attendre plusieurs semaines et même parfois quelques mois. Si on insiste pour un rendez-vous, on nous répond d'aller au «sans rendez-vous» de la clinique et qu'un médecin nous verra puisqu'il a accès à notre dossier. Donc, la notion de «médecin personnel» ne tient pas la route.

Dans les faits, notre dossier est théoriquement relié à un médecin mais, pratiquement, le dossier est partagé le plus souvent par un groupe de médecins.

Ceci m'amène à conclure que le travail réalisé pour soi-disant donner accès à un médecin de famille à chacun se fait sur une fausse réalité. Je pense qu'il faut changer le langage pour véhiculer la vraie situation. La notion de médecin de famille provient d'un temps qui n'est plus, soit le temps où le médecin soignait la mère, le père, les enfants et qui était d'une disponibilité sans faille. Cette réalité n'est plus possible dans notre temps actuel. Il faut clarifier la situation et ne plus créer de fausses attentes. Ainsi, il sera plus facile de gérer le changement et de faire en sorte que la nouvelle réalité soit acceptée et mieux intégrée à la gestion de notre santé, soit que chaque citoyen ait un dossier médical actif dans une clinique (ou GMF) et qu'ainsi il ait facilement accès à un médecin de cette clinique (ou GMF). Par ailleurs, ceci inversera la problématique créée lorsqu'un médecin quitte la clinique (ou GMF); ce sera à cette dernière entité de rechercher un médecin pour le remplacement et non au citoyen à se chercher un médecin. Pour le citoyen, son dossier demeurera relié à la clinique ou au GMF.

En espérant que cette réflexion vous soit utile pour continuer le travail que vous accomplissez quotidiennement pour améliorer le système de santé québécois!

Louise Gauthier, Québec (arrondissement Beauport)

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