Les omnipraticiens doivent déléguer davantage

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Gaétan Barrette

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Le Soleil

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, a raison d'imposer aux médecins généralistes dans le projet de loi 20, un quota quotidien de patients sous peine d'importantes pénalités financières pour les récalcitrants.

Le raisonnement de M. Barrette est tout à fait logique et cohérent, lorsqu'il compare la productivité des médecins québécois par rapport à celle de leurs confrères d'autres provinces ou États américains qui voient quotidiennement plus de patients.

Mais pour arriver à cet objectif, M. Barrette devrait aussi bonifier son projet de loi en permettant à toutes les infirmières d'assumer plus de responsabilités, ce qui aurait pour effet de libérer les médecins généralistes de certaines tâches et de traiter plus de patients. «Il est nécessaire que les médecins puissent se concentrer sur les cas les plus complexes», souligne d'ailleurs la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec dont font partie les infirmières.

Les cliniciennes pourraient ainsi prescrire des médicaments à la suite d'un diagnostic médical, les renouveler au besoin et prescrire certains examens, analyses et radiographies. De plus, les infirmières pourraient travailler de façon systématique en équipes multidisciplinaires avec les médecins généralistes, mais aussi avec les pharmaciens comme le suggère le Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), une association qui compte quelque 450 médecins de famille.

Ce n'est pas en injectant plus d'argent dans le réseau de la santé avec plus d'omnipraticiens que le problème des listes d'attente d'un médecin de famille va disparaître dans les régions. L'expérience vécue ces dernières années le démontre clairement. C'est plutôt en réorganisant le travail des omnipraticiens et en acceptant la délégation de certaines de leurs tâches quotidiennes que le problème sera résolu. Pour cela, il faut que les médecins généralistes acceptent que les infirmières du Québec assument plus de responsabilités, notamment dans le cadre de cliniques qu'elles dirigeraient comme cela se fait présentement dans la région de la Capitale nationale et ailleurs.

L'association des médecins omnipraticiens du Québec est-elle prête à recommander à ses membres de déléguer certains de leurs pouvoirs aux infirmières, en vue d'améliorer l'accessibilité à un médecin de famille pour l'ensemble des Québécois dans le besoin? Ou au contraire, veut-elle plutôt maintenir un corporatisme dépassé ? Les prochaines discussions et la version finale du projet de loi 20 qui sera adopté nous le dira.

André Delage, Québec

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