Bilan décevant de l'obésité au Québec: un leadership politique nécessaire!

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Plus de 50 % des Québécois présentent un surplus de poids.

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Les médias nous apprenaient récemment que le Québec n'a toujours pas réussi à réduire le taux d'obésité de sa population. En effet, plus de 50 % des Québécois présentent un surplus de poids. Devant cette crise de santé publique, car c'est bien de cela qu'il s'agit, il faut instaurer d'audacieuses mesures préventives rejoignant l'ensemble des citoyens. Ces interventions devraient être appliquées au niveau national et être complétées par des initiatives régionales et locales.

La responsabilité de résoudre cette problématique sociale ne revient pas qu'au ministère de la Santé : tous les ministères doivent être impliqués, chacun ayant une importance pour favoriser les saines habitudes de vie et la prévention. Des actions structurantes doivent être prises rapidement pour aider les citoyens à privilégier les choix santé et rendre les choix moins sains moins attrayants.

Pourquoi le ministre des Finances ne taxe pas les boissons sucrées pour utiliser les revenus en prévention? Pourquoi le ministère de la Justice n'encadre pas plus strictement la publicité destinée aux enfants dans les commerces d'alimentation? Pourquoi les ministères responsables de l'aménagement du territoire et du transport ne développent pas davantage nos milieux pour réduire l'usage de l'automobile et sécuriser les déplacements à pied et à vélo. Pourquoi le ministère de l'Éducation n'impose pas un temps minimal obligatoire d'éducation physique dans les écoles ou ne soutient pas le développement des compétences alimentaires et culinaires en classe ou en parascolaire? Ce sont là quelques exemples de mesures complémentaires qui pourraient contribuer à la prévention de l'obésité dans notre société.

L'Organisation mondiale de la santé recommande que 5 % du budget de la santé soit dédié à la prévention. Le Québec n'investit que 2 % du budget de la santé dans la prévention, laissant un maigre montant à la prévention de l'obésité. Or, notre surplus de poids collectif, qui est un facteur de risque de plusieurs maladies chroniques, occasionne des coûts sociaux importants et requiert davantage d'attention. La politique de prévention annoncée par la ministre déléguée à la Santé publique devra prévoir des mesures s'appliquant à l'ensemble des ministères, accompagnées d'investissements significatifs pour réduire cette problématique majeure. La prévention de l'obésité n'est pas un luxe, mais bien une nécessité pour nos générations actuelles et futures.

Corinne Voyer, directrice

Coalition québécoise sur la problématique du poids

Montréal

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