Québec 2050: pour qui, pour quoi?

«Imaginons la région que nous voulons laisser à... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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«Imaginons la région que nous voulons laisser à nos enfants.» Ce sont les propos de l'homme d'affaires Michel Dallaire que rapportait récemment Le Soleil en référence au colloque Québec 2050.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Le Soleil

«Imaginons la région que nous voulons laisser à nos enfants.» Ce sont les propos de l'homme d'affaires Michel Dallaire que rapportait récemment Le Soleil en référence au colloque Québec 2050 organisé par l'Institut de développement urbain du Québec (IDU) cette semaine à l'Université Laval.

C'est une excellente idée que de chercher à connaître l'avis du monde. Mais de quel monde s'agit-il? Des gens d'affaires, promoteurs, architectes et autres personnalités bien en vue qui ont les moyens de s'offrir ce colloque à 569,13 $ pour exposer leur vision.

Ce scénario laisse imaginer que, dans 35 ans, quand de 60 à 80 % des gens vivront en ville, quand les grands promoteurs immobiliers auront réussi à implanter leurs projets comme ils l'entendaient, quand les autoroutes seront peut-être à deux étages, l'industrie immobilière se portera alors au mieux financièrement et ses héritiers verront leur avenir assuré.

On peut aussi promouvoir une autre vision, utopique peut-être (?). Une ville dense mais à échelle humaine, dont la trame est en continuité avec son histoire et sa culture, des rues piétonnes et des places publiques dans chaque quartier, des sentiers pour vélo hiver comme été, des banlieues repensées avec des places publiques où les jeunes pourront se rassembler et discuter d'avenir au bistrot du coin. Aussi, des serres sur les toits, une agriculture de proximité et une foresterie urbaine pour mieux se nourrir, respirer et se détendre. La ville de demain sera riche si on peut y développer un sentiment d'appartenance.

Dans cette vision, une des grandes richesses de Québec en 2050 sera l'héritage laissé par les grands espaces conventuels de Québec créés à l'époque où les communautés religieuses jouaient un rôle de premier plan en matière de santé, d'éducation et d'aide aux plus démunis. Dans les années 15, on aura protégé ces trésors que les communautés nous auront laissés.

Au fait, que voulons-nous laisser à nos enfants?

Claire Binet, Mireille Bonin et Claudine Dorval, citoyennes de Québec

*Note des auteures : Les citoyens, les OSBL et les regroupements de toute sorte intéressés par la manière dont l'immobilier s'inscrira dans le territoire sont ainsi exclus de la discussion avec l'industrie immobilière.

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