Politique et solidarité entre femmes

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Une cinquantaine de personnes ont battu samedi le pavé de la ville de Montréal en prévision de la Journée internationale des droits des femmes.

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Le Soleil

Deux mots que l'on n'a pas l'habitude de voir ensemble. Et pourtant! N'est-ce pas ce que plusieurs d'entre nous recherchons pour le bien du plus grand nombre? Combien de fois avez-vous souhaité que les politiciens surmontent leurs divergences de position et de parti pour appuyer un bon projet?

Ils l'ont déjà fait. À au moins deux reprises à l'Assemblée nationale et à l'initiative de deux ministres : Monique Gagnon Tremblay (PLQ) dans le cas du patrimoine familial et Louise Harel (PQ), pour l'équité salariale. Les négociations ont été ardues mais les élues de tous les partis ont été solidaires. La commission Mourir dans la dignité est elle aussi un beau modèle de ce que les citoyens attendent de leurs dirigeants et, sans doute, une manière de travailler souhaitée par plusieurs parlementaires, tous partis confondus.

À la faveur de la Journée internationale des femmes, je souhaite partager avec le plus grand nombre un événement historique, empreint d'ouverture, de respect et de solidarité et qui est malheureusement passé sous silence : le 18 février s'est déroulée à l'Assemblée nationale la première rencontre entre les Élues des Premières Nations du Québec et du Labrador et les députées membres du Cercle des femmes parlementaires. Un événement rempli d'émotion et d'espoir! Ces femmes, de culture, de langue et de nation différente, ayant en partage la responsabilité du mieux-être tant de leurs collectivités que de leurs familles ont, l'espace d'un après-midi et d'une soirée, échangé en toute simplicité et en toute confiance sur les aléas de leur vie d'élue et sur les enjeux qui les animent. Devant l'ampleur des défis qu'elles ont à affronter, ces élues ont souhaité se rapprocher pour agir ensemble et se revoir au moins une fois l'an. Un engagement de leur part à toutes qui a pris la forme d'un protocole de solidarité que leurs représentantes respectives, Maryse Gaudreault pour le Cercle des femmes parlementaires et la Grand Chef Malécite Anne Archambault pour les élues des Premières Nations, ont solennellement signé dans l'enceinte du Parlement. Cette réunion exceptionnelle est le fruit d'une volonté commune de part et d'autre de passer outre à ce qui aurait pu les diviser pour mettre l'accent sur tout ce qui peut les rapprocher.

Une volonté que l'on retrouve aussi au Groupe Femmes, Politique et Démocratie, un organisme d'éducation à l'engagement citoyen, non partisan, qui accompagne les femmes intéressées à se présenter en politique. Les participantes, tous partis confondus, s'y côtoient dans le respect, l'ouverture et la solidarité, des valeurs essentielles à qui veut changer le monde.

Esther Lapointe, directrice générale

Groupe Femmes, Politique et Démocratie

Québec

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