Pourquoi peindre ou sculpter le Beau

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Photo Martin Chamberland, La Presse

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Les conservateurs des musées à travers le monde ont tellement peur de se tromper en achetant des oeuvres dites de notre époque qu'ils sont prêts à acheter n'importe quoi, pourvu que cela ait du mordant. Voici comment on en est arrivé à acheter de la merde en conserve d'un artiste italien, des toiles peintes avec du sperme humain ou des cendres humaines, un chat dans la cire et le formol, des napperons souillés jour après jour durant toute une année. Et quoi encore? En effet, la liste des aberrations pourrait s'allonger à l'infini, à croire que pour nos visionnaires des musées, le beau demeure suspect. Même en 2015. Or, que nous est-il arrivé pour que nous ne prenions plus le temps d'apprécier les belles choses? Depuis quand la vie s'est-elle mise à tourner si vite, au point de confondre les mots gracieux et irrévérencieux?

Voilà ce qui me semble fort déplorable! Plus encore pour ces collectionneurs chics et snobs qui, dans le sillage des musées, soutiennent le glauque, au lieu de la beauté à titre d'idéal. Ne demeure-t-il que les enfants qui sont sensibles et capables d'embrasser l'émerveillement du beau et de la fantaisie?

Freud disait qu'il n'y pas de zone érogène fixe : toute partie du corps humain peut devenir zone érogène. La plupart du temps, pour des raisons échappant à l'esprit et provenant de l'enfance, la difficulté des gens devant un beau paysage, c'est qu'en peinture aussi il n'y a pas de zone type du plaisir. Chacun aura à le découvrir pour soi. Et si le vécu d'individus ne permet pas d'y accéder, s'en suit une frustration et une recherche d'oeuvres à l'intensité aussi absurde que dérangeante, parce qu'incapable d'apprécier la qualité technique et la beauté.

La personne, en général, ne sait pas toujours ce dont elle est privée. Elle peut vivre une vie entière en passant à côté, sans même le savoir. Aussi faut-il beaucoup de courage aujourd'hui à l'artiste pour créer une oeuvre susceptible d'ouvrir le coeur du spectateur. Surtout lorsque l'on considère la beauté comme une porte nous menant vers le meilleur en nous : compassions et amour, plaisir, joie et liberté, éveil des consciences et des responsabilités. Le chemin de tout humain digne de ce nom, donc, pour la poursuite du Beau, du Bon et du Bien!

Michel Bois

Rédacteur en chef, Magazin'Art, Québec

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