La communauté musulmane existe-elle?

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Hassan Jamali, auteur de Coran et déviation politique (Éditions Éditas) et coauteur de Religions et laïcité (Éditions Fides)

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Le Soleil

Tout au long du processus de sélection d'un candidat à l'immigration, les agents du gouvernement du Québec et ceux d'Ottawa ne sont pas autorisés à poser la moindre question sur la religion, la race ou l'orientation sexuelle du candidat. Ils ne recrutent donc pas des musulmans, des juifs, des chrétiens, etc., mais des individus venant de tel ou tel pays, en fonction de leurs qualifications et des besoins du pays d'accueil.

Une fois ici, ce principe est respecté pour tous les immigrants à l'exception des personnes issues des pays à majorité musulmane. Pire encore, ceux originaires du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie ont droit à un traitement spécial, dès qu'ils posent les pieds sur le terrain de l'aéroport, ils deviennent musulmans et sont identifiés par leur appartenance à un groupe religieux particulier! 

Depuis le débat sur le hidjab des années 90, en passant par le débat sur les accommodements raisonnables ou encore à la suite de l'assassinat de deux militaires canadiens par deux Canadiens fraîchement convertis à l'islam, les responsables politiques (Couillard à leur tête) s'adressent à la «communauté musulmane» afin de protéger les membres de la «communauté» de la tentation intégriste ou terroriste. Il faut donc trouver des représentants de la «communauté musulmane» pour qu'ils crient haut et fort que l'islam est une religion de paix tout en brassant le slogan : «Pas en mon nom!». 

Les médias ne cherchent pas loin, il existe quelques individus issus des pays du Maghreb qui ont décidé que l'identité maghrébine est exclusivement musulmane, point. Ils se sont donnés le mandat de parler au nom de 250 000 musulmans vivant au Québec et originaires d'une trentaine de pays différents (avez-vous vu un Sénégalais ou un Pakistanais parler au nom de la «communauté musulmane»?). Seules les organisations dominées par des Maghrébins organisent les conférences-débats sur la violence au nom de l'islam, sans oublier en passant de dénoncer l'islamophobie galopante dont souffrent les membres de «leur communauté». Ces personnes ne mentionnent jamais l'influence de l'islam politique très présent au Québec. Ni les prêches dans les mosquées et dans les médias islamistes captés par voie de satellite dans les foyers. Ni le discours qui sacralise la charia et le port du hidjab, hostile à la mixité et aux valeurs de la société de «débauche» qui les a accueillis. Ils ne mentionnent jamais que certains groupes et individus sont généreusement financés par des groupes inconnus du Moyen-Orient et des pays du Golfe pour propager l'islam wahhabite. Aucune mention de l'encadrement ou du recrutement des jeunes djihadistes à Montréal et ailleurs en Occident. 

Pourtant, la majorité des Maghrébins, qui travaillent d'arrache-pied pour trouver au Québec la place qu'ils méritent, sont modernes, démocrates et aucunement hostiles aux valeurs de la société d'accueil (les dernières élections en Tunisie ont démontré que les islamistes ne représentent que 25 % des électeurs). Ces hommes et ces femmes sont devenus malgré eux les otages d'une minorité agitée et extrêmement visible qui revendique sans relâche des droits et des accommodements à caractère religieux, mettant souvent mal à l'aise à la fois les Québécois de souche et ceux issus de leurs pays d'origine, et nuisant à leur intégration au marché du travail et dans la société en générale.. 

La responsabilité du gouvernement est de protéger les citoyens et de les traiter, non des comme membres des communautés religieuses, mais comme des citoyens qui jouissent des mêmes droits, devoirs et privilèges que les autres. Je suis convaincu que tout accommodement à caractère religieux et toute reconnaissance par l'État des groupes à caractère religieux sont un appui à un communautarisme dont certains individus tirent des profits, énormes sur le dos des autres.

Hassan Jamali, auteur de Coran et déviation politique (Éditions Éditas) et coauteur de Religions et laïcité (Éditions Fides) 

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