La recette de prospérité de Québec est-elle en danger ?

Le président-directeur général de l'Institut national d'optique, Jean-Yves... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Le président-directeur général de l'Institut national d'optique, Jean-Yves Roy, soutient que des coupes dans les budgets de recherche universitaire pourraient compromettre la position concurrentielle du Québec.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

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Le Soleil

En moins de 20 ans, la région de Québec est passée d'une économie essentiellement basée sur la présence de la fonction publique et le tourisme à une économie dominée par le savoir et la création de valeur.

Le consensus autour du démarrage du Parc technologique ainsi que les efforts faits pour y attirer des chercheurs et des centres de recherche de classe mondiale, particulièrement en optique/photonique, en sciences de la vie, en technologie de l'information, en divertissement vidéo et multimédia, et dans plusieurs autres secteurs industriels, ont fait de notre région l'une des plus prospères au pays.

Avec un taux de chômage de 4,6 %, la ville de Québec vit le plein emploi. De plus, une étude menée par Québec International place Québec en tête de toutes les villes canadiennes quant au nombre de chercheurs per capita.

Ce relèvement du niveau de richesse de la région est un des éléments qui a contribué à l'émergence de projets d'envergure, entre autres dans les domaines sportif et culturel.

Cette recette qui a si bien fonctionné depuis 20 ans, la Ville de Québec et son maire continuent d'y croire très fermement. À témoin, l'entente signée le 14 février dernier avec l'INO pour financer le démarrage d'un programme d'entrepreneur en résidence destiné d'ici cinq ans à créer dix (10) nouvelles entreprises à partir de technologies développées par l'INO et dont le siège social sera ici, dans la ville de Québec. Rappelons que l'INO est à l'origine de la création de 28 entreprises depuis ses débuts, lesquelles emploient plus de 1000 personnes bien rémunérées.

Malheureusement, les décisions récentes du gouvernement du Québec ne montrent pas une volonté aussi évidente de poursuivre dans cette direction. Nous nous en inquiétons.

Les coupes dans les budgets de recherche universitaire ont jeté un doute sérieux sur les intentions du gouvernement quant à la mise en place d'un véritable climat favorisant la création de valeur et le positionnement concurrentiel du Québec.

Plusieurs questions demeurent sans réponse :

? Pourquoi avoir sabré dans les investissements en recherche avant même la tenue du Sommet ?

? Pourquoi autant d'acteurs reliés à la recherche universitaire sont-ils si peu présents au Sommet ?

? Pourquoi les centres de recherche à vocation industrielle qui relèvent du ministère de l'Enseignement supérieur depuis septembre 2012 ont-ils été ignorés des consultations pré-Sommet et non invités au Sommet lui-même ? Quel sort attend ces centres de recherche à vocation industrielle ?

? Les résultats du Sommet conduiront-ils à la détermination des sommes disponibles pour appuyer l'innovation en l'absence même des acteurs qui génèrent cette innovation et qui ont été les premiers contributeurs à la situation enviable dont jouit la région de Québec ?

Il a fallu deux décennies de détermination, de consensus, d'imagination et de persévérance pour y arriver. Des coupes stratégiquement mauvaises pourraient tout compromettre...

Jean-Yves Roy, président-directeur général

Institut national d'optique (INO)

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