La gratuité scolaire est là pour rester

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Le Soleil

Le Québec n'a jamais autant entendu parler de gratuité scolaire. Cette idée a de plus en plus de partisans-nes. C'est une excellente nouvelle.

Le ministre Duchesne a pourtant affirmé que le Québec n'en avait pas les moyens. Monsieur Parizeau lui a rappelé qu'un rétablissement de la taxe sur le capital des institutions financières et des banques permettrait de la financer. Cela rapporterait 608 millions par année. En 2011, l'autorité des Marché Financiers (AMF) évaluait l'actif des entreprises financières à quelque 300 milliards. Une goutte dans leur océan.

Si le Parti québécois remplissait sa promesse électorale de faire disparaître le crédit d'impôts pour les gains de capital et les gains en dividende, c'est un autre 400 millions $ qu'on irait chercher chez les plus fortunés.

Ainsi, avec un milliard de dollars en argent neuf, on pourrait réaliser la gratuité scolaire en 5 ans et réinvestir dans notre système éducatif. Une simple question de courage politique.

Du courage, il en faudra au Sommet sur l'éducation pour répondre aux centaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées le printemps dernier. Pour Québec solidaire, le gel immédiat des droits de scolarité constitue la seule option recevable le 26 février prochain. Avec l'objectif clair de nous rendre à la gratuité scolaire en cinq ans. Cette option est réaliste et souhaitable.

Le gouvernement prend une autre direction. Les compressions budgétaires imposées aux universités l'illustrent. Le gouvernement du parti québécois veut atteindre à tout prix l'équilibre budgétaire en 18 mois. Quelle erreur! Il sacrifie des services publics à l'autel des agences de notation et à l'angoisse fiscale des milieux d'affaire.

À la veille du Sommet, toute une jeunesse réclame de s'instruire pour contribuer magnifiquement à une société que nous voulons capable de réussites dans tous les domaines. Cette jeunesse-là, nous l'avons vue mobilisée et enthousiaste lors d'un printemps qui reste dans toutes les mémoires. Le Québec et surtout ses représentants-es politiques ont le devoir de répondre à ses aspirations et non pas par une autre hausse.

Rendre l'éducation plus accessible, c'est construire l'avenir du Québec.

Françoise David et André Frappier, porte-parole de Québec solidaire

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