La maternelle à quatre ans: associer le soutien à la compétence parentale

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Le Soleil

La pression se fait de plus en plus forte sur le gouvernement afin qu'il aille de l'avant avec son plan visant l'implantation des maternelles quatre ans à temps plein en milieu défavorisé.

Ce plan répond d'ailleurs aux recommandations que le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) faisait dans un récent avis paru cet automne sur la question du préscolaire. De plus, le CSE recommande, et avec raison, que le service de soutien aux compétences parentales, mieux connu sous le nom de service d'animation Passe-Partout, soit largement déployé partout au Québec. Cet extrait du rapport du CSE parle par lui-même :

«Passe-Partout vise à soutenir les parents pour qu'ils se reconnaissent comme les principaux responsables de l'éducation de leur enfant, qu'ils créent et maintiennent un encadrement adéquat pour celui-ci, qu'ils favorisent son développement global et qu'ils lui transmettent des valeurs positives relativement à l'école. Passe-Partout vise aussi à soutenir une bonne relation parent-enfant. En ce qui a trait aux enfants eux-mêmes, Passe-Partout veut les disposer à intégrer les apprentissages scolaires, favoriser leur développement social, faciliter leur adaptation à l'école et dépister précocement leurs difficultés. »

Actuellement, au Québec, 45 commissions scolaires offrent ce service rejoignant environ 10 000 familles. Dans certaines commissions scolaires, 95% des familles y participent. Formés pour la plupart en psychoéducation, en psychologie, en pédagogie ou en travail social, les professionnels qui offrent ce service travaillent depuis plus de 30 ans auprès des familles d'enfants d'âge préscolaire (quatre ans). Ils contribuent à créer ce lien essentiel entre l'école et la famille, particulièrement en milieux défavorisés, où cette relation est souvent grandement fragilisée. Plusieurs parents ont besoin d'aide afin de reconstruire une relation de confiance avec l'école pour ensuite devenir de réels partenaires.

On ne cesse de répéter à quel point le rôle des parents est fondamental dans la réussite éducative et comment le dépistage précoce et la mise en place de mesures d'aide sont nécessaires dès l'entrée à l'école. Le service Passe-Partout, qui répond à ces besoins, s'est implanté à l'origine en milieu rural. Certaines commissions scolaires bien avisées, qui ont graduellement implanté la maternelle quatre ans, ont compris l'importance de maintenir le service de soutien parental et de l'adapter afin qu'il soit complémentaire. Dans ce contexte, on comprend mal pourquoi les commissions scolaires sises sur le territoire de la métropole québécoise, où les défis en matière d'intégration et de pauvreté sont gigantesques, n'ont pas cru bon développer ce modèle d'intervention bien québécois, qui a fait ses preuves depuis un bon moment déjà.

Sophie Massé

Vice-présidente, Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation (FPPE- CSQ)

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