Point de vue

Obama, Hollande et l'Afrique

Les seconds mandats des présidents américains sont généralement... (PHOTO EMMANUEL DUNAND, AFP)

Agrandir

Les seconds mandats des présidents américains sont généralement plus propices à des initiatives internationales.

PHOTO EMMANUEL DUNAND, AFP

Partager

Le Soleil

Le deuxième mandat du président américain pourrait être un cadeau inattendu pour son pays, la France et l'Afrique. Avec l'aide de François Hollande, Barack Obama le pacificateur permettrait à l'Afrique de réaliser son plein potentiel.

Alors que le futur des humanistes semblait plus noir que la nuit et que la lumière au bout du tunnel ressemblait de plus en plus au train qui arrive, le deuxième mandat de Barack Obama qui a commencé le 21 janvier permet la réunion de trois importantes pièces du casse-tête de la paix mondiale. Les quatre années à venir ont donc le potentiel de permettre la résurgence d'une union qui a fait trembler des empires dans le passé. Les qualités qu'ont ces pays et ce continent créent de puissants effets de levier lors qu'elles sont jointes. La France et l'Amérique pourraient faire du 21e siècle celui de l'émergence de l'Afrique.

Les seconds mandats des présidents américains sont généralement plus propices à des initiatives internationales. Au moment où les conflits s'embrasent d'un bout à l'autre de la planète, il y a des convergences sur les plans économiques et diplomatiques entre Paris et Washington. Si le poids de la France est faible aux États-Unis, la crise au Mali vient changer cette vision. L'intervention de la France, le seul pays européen qui a pu faire la différence, en fait un allié très utile pour contrer l'entropie de ce continent et les visions expansionnistes de la Chine. Le massacre des otages américains en Algérie donne de plus une raison suffisante au peuple américain pour offrir à Barack Obama une opportunité d'aider François Hollande en Afrique.

Déjà dans son premier mandat, une collaboration entre les deux présidents favorisait le retour de la croissance économique en Europe et ouvrait des avenues de solutions à des crises qui menacent l'Afrique et le Moyen-Orient. L'association d'intérêts est déjà évidente. « Nous soutiendrons la démocratie de l'Asie à l'Afrique; de l'Amérique au Moyen-Orient, parce que nos intérêts et notre conscience nous obligent à agir aux côtés de ceux qui aspirent à plus de liberté », a affirmé le président américain dans son discours d'investiture au Capitole. Une phrase qui aurait pu aussi bien être prononcée par François Hollande.

La nomination du sénateur John Kerry pour succéder à Hillary Clinton a été applaudie par son homologue français, Laurent Fabius. La compétence et l'ouverture à la France du chef de la diplomatie américaine créent une opportunité de rapprochement entre les deux pays. La visite du vice-président américain Joe Biden en France au début de février pour rencontrer le président François Hollande permettrait de jeter les bases d'une collaboration en Afrique qui définira ce siècle.

Michel Gourd

L'Ascension-de-Patapédia

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer