Point de vue

Promouvoir la santé par la chiropratique

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Le Soleil

Entente avec les pharmaciens: les patients sont les grands gagnants... mais nous devons aller encore plus loin!

L'élargissement des pouvoirs de prescription des pharmaciens est une excellente nouvelle. Leur formation leur confère une expertise remarquable dont les Québécois ont le droit de pouvoir bénéficier. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, docteur Réjean Hébert, nous rappelait récemment que le Québec était en queue de peloton au Canada quant à l'utilisation des pharmaciens pour l'accès à la première ligne.

Je suis convaincu de l'impact positif qu'aura cette entente sur l'accessibilité aux soins. «Ça va aussi permettre de mieux suivre et contrôler les conditions chroniques qui deviennent de plus en plus importantes et qui expliquent une grande partie de l'engorgement des urgences de nos hôpitaux», a déclaré récemment le ministre. Je suis en accord avec le docteur Hébert et crois que nous avons l'occasion de nous réjouir, mais aussi d'aller encore plus loin en assurant une meilleure utilisation des infirmières cliniciennes et aussi des docteurs en chiropratique.

Plus de 840 000 Québécois consultent des chiropraticiens chaque année pour des problèmes neuro-musculo-squelettiques, très souvent chroniques, lesquels constituent bien souvent les causes principales d'incapacité, selon les statistiques du gouvernement du Québec.

Au Québec, les victimes d'accident d'automobile et du travail ne peuvent accéder directement aux soins des chiropraticiens. Encore aujourd'hui, la référence d'un médecin est nécessaire pour qu'une telle victime puisse avoir droit à la couverture des soins chiropratiques par la CSST ou par la SAAQ. Depuis que Terre-Neuve a conclu une entente avec les chiropraticiens, le Québec est maintenant la seule juridiction où cet accès direct est impossible.

Le traitement chiropratique prévient la chronicité des maux, réduisant ainsi les coûts imputés aux Fonds d'assurances gouvernementaux. L'accès direct aux soins chiropratiques pour les accidentés de la route et du travail serait fort bénéfique pour notre portefeuille collectif qui en a grandement besoin. Avant tout, cette initiative contribuerait à assurer une meilleure accessibilité aux soins de santé pour tous les Québécois tout en allégeant la pression sur la première ligne.

L'Association des chiropraticiens du Québec (ACQ) a notamment pour mission de promouvoir la santé par la chiropratique. La chiropratique est reconnue à titre de profession d'exercice exclusif en vertu de la Loi sur la chiropratique depuis 1973. Depuis 1993, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) forme en moyenne 45 docteurs en chiropratique chaque année. Ce doctorat de premier cycle est d'une durée de cinq ans et comprend 18 mois de clinique sous supervision. Il se compare à ceux des autres professionnels de première ligne habilités à poser un diagnostic tels que le médecin et le dentiste.

En 2013, je souhaite vivement que le Québec soit visionnaire en matière de santé et qu'il rattrape le retard qu'il a sur ses voisins avec la chiropratique comme il l'a fait en signant une entente avec les pharmaciens.

Dr Richard Giguère, chiropraticien

Président de l'Association des chiropraticiens du Québec

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