Point de vue

Contrôle des armes à feu - Un plaidoyer pour la vie

Selon le chef du Bloc Québécois, il n'y... (Photo: PC)

Agrandir

Selon le chef du Bloc Québécois, il n'y a pas de mesure miracle, mais ce n'est certainement pas en assouplissant les contrôles que l'on améliorera les choses.

Photo: PC

Partager

Le Soleil

Une école primaire, vingt enfants, six femmes et un assassin. On se souviendra ainsi du 14 décembre 2012.

Le choc n'est pas près de s'apaiser. Une semaine après cette tragédie bouleversante, je ne peux concevoir ce qui peut pousser un individu à faucher autant de vies innocentes, à s'attaquer à ce qu'il y a de plus précieux : des enfants. Si les questions quant aux motivations du tueur demeurent en suspens, celle du contrôle des armes à feu, mérite des réponses. Seuls ceux qui se satisfont du statu quo, comme le lobby des armes à feu, ont l'audace de prétendre que ce n'est pas le bon moment pour entamer une sérieuse réflexion.

Même aux États-Unis, où le port d'une arme a été érigé par certains en droit absolu, cette tuerie barbare a réveillé les consciences. Depuis le 14 décembre, les appels à l'action se sont multipliés, des engagements ont été pris et l'on peut espérer qu'il y aura un avant et un après Newtown. Et pendant ce temps, au Canada... Malheureusement, il semble que le gouvernement fédéral soit incapable de faire abstraction de ses considérations idéologiques pour se concentrer sur les solutions.

Je ne peux croire que le premier ministre Harper ait osé dire cette semaine qu'il avait «renforcé» le contrôle des armes à feu au Canada. Les Québécoises et les Québécois savent que c'est son gouvernement qui a repoussé l'entrée en vigueur du règlement sur le marquage des armes destiné à contrer les importations illégales. Que c'est son gouvernement, toujours, qui a supprimé un règlement visant à encadrer les foires d'armes et qui, pire encore, s'est engagé dans un bras de fer juridique pour empêcher le Québec d'obtenir les données du registre des armes à feu pour lesquelles nous avons payé.

Pour le gouvernement conservateur et certains députés libéraux, il semble que la seule solution soit de rendre les peines plus sévères pour ceux qui commettent des crimes avec des armes à feu. Qu'ils nous disent quels criminels connaissent la peine à laquelle ils s'exposent en commettant leurs crimes. Qu'ils nous disent comment une peine plus sévère dissuadera quelqu'un qui est prêt à mourir en perpétuant une tuerie.

Au Bloc Québécois, nous sommes parfaitement conscients qu'il n'y a pas de mesure miracle. Mais ce n'est certainement pas en assouplissant les contrôles que l'on améliorera les choses. Il faut revoir les critères concernant les armes qui ne sont pas restreintes, interdire celles qui ne sont pas utiles pour la chasse, s'attaquer avec vigueur à la contrebande d'armes à feu et permettre au Québec de mettre sur pied son propre registre à partir des données toujours conservées par Ottawa.

À la lumière de la tragédie survenue au Connecticut et de la volonté des Québécoises et des Québécois de renforcer le contrôle des armes à feu, le gouvernement fédéral n'a plus aucune justification pour refuser les données du registre au Québec.

Ne dit-on pas, en ce temps des fêtes, «Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté»! Souhaitons-le.

Daniel Paillé, chef du Bloc Québécois

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer