Un projet de loi essentiel pour rétablir la protection de la population

Le quartier Saint-Roch à Québec, où il y... (Photo: Érick Labbé, Le Soleil)

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Le quartier Saint-Roch à Québec, où il y a une éclosion de légionellose à l'été 2012

Photo: Érick Labbé, Le Soleil

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Le Soleil

Dans la foulée de la dernière élection, qui se tenait alors que des résidents de la ville de Québec étaient aux prises avec l'éclosion de la légionellose à l'été 2012, le cours des choses a laissé peu de temps pour nous permettre de tirer toutes les conclusions souhaitées de l'épidémie, et comprendre comment elle aurait pu être évitée.

En raison de la désuétude de la Loi sur les chimistes professionnels, datant de 1964, peu de gens savent que les chimistes du Québec oeuvrent également en dehors des laboratoires. Dans les faits, bon nombre d'intervenants du milieu ne font pas appel ou ne disposent pas de l'expertise d'un chimiste. Ainsi, n'étant pas impliqués dans la prévention de l'éclosion de la légionellose, ils sont contraints à l'inaction, ce qui explique pourquoi ils n'ont pu que tristement constater les pertes de vies humaines l'été dernier.

Or, le professionnel «chimiste» s'appuie sur une solide formation universitaire quasi exclusivement centrée sur la chimie et la biochimie, lui conférant des compétences uniques et telles, qu'en vue de la protection du public, ces compétences ne peuvent être déléguées à d'autres personnes ne possédant pas la formation et les qualifications requises.

Au terme de ce malheureux épisode, le Directeur de la santé publique a déposé, le 6 décembre 2012, son rapport contenant 10 recommandations. Selon ce dernier, «la surveillance, la prévention et le contrôle des éclosions de légionellose attribuables à des tours aérorefroidissantes nécessitent l'expertise de différentes ressources. Tout encadrement normatif ou réglementaire devra concerter l'expertise, notamment en génie, en biologie, en microbiologie, en chimie et en médecine. Cet encadrement interpelle divers ministères et organismes gouvernementaux, en plus du secteur privé. L'intégration de cette expertise dans le respect du mandat et des intérêts des institutions concernées représente un défi».

Compte tenu de cette déclaration, une des mesures qui doivent être prises pour éviter qu'un tel scénario ne se répète est le dépôt et l'adoption du projet de loi visant des modifications à la Loi sur les chimistes professionnels, dès le début de la prochaine session parlementaire, afin que la sécurité de la population cesse d'être compromise.

Les modifications proposées garantiront au public que les compétences exclusives des chimistes seront mises à contribution lors de l'installation, la surveillance, la prévention et le contrôle des tours aérorefroidissantes.

Une fois le projet de loi déposé, nous ne pourrons qu'espérer que la situation politique actuelle du Québec ne pousse à retarder davantage la mise en oeuvre sans réserve du mandat de l'Ordre des chimistes du Québec, soit celui de protéger le public.

Martial Boivin, chimiste, MBA

Président-directeur général et secrétaire

Ordre des chimistes du Québec

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