Point de vue

De grâce, tenez compte aussi de l'opinion de ceux qui embauchent les diplômés

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Le Conseil du patronat rappelle au ministre Pierre Duchesne (photo) que les employeurs ont un point de vue dont il est important de tenir compte dans l'établissement des paramètres de la qualité de l'enseignent supérieur.

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Au ministre de l'Enseignement supérieur

En tant que représentant et porte-parole des employeurs du Québec, le Conseil du patronat tient à vous faire part de quelques commentaires en réaction aux questions que vous adressez à de nombreux intervenants qui participent cette semaine à la première rencontre de travail préparatoire sur la qualité de l'enseignement supérieur, en vue du Sommet sur l'enseignement supérieur que tiendra le gouvernement du Québec en février 2013.

Les employeurs, tant des secteurs privé que public, estiment en effet qu'ils ont un point de vue dont il est important de tenir compte dans l'établissement des paramètres de la qualité de l'enseignent supérieur car, en définitive, c'est en grande majorité pour occuper les emplois qu'ils offrent que les étudiants souhaitent acquérir une formation de qualité dans nos universités et collèges québécois.

Savoir se comparer

Nous estimons, en premier lieu, qu'une des très importantes composantes de l'approche à adopter pour définir la qualité l'enseignement est qu'il puisse être évalué en fonction d'indicateurs de performances précis, mesurables et comparables. C'est grâce à ces indicateurs que le Québec pourra mesurer sa performance par rapport à d'autres sociétés, non seulement pour évaluer la qualité de la formation dispensée par les professeurs et reçue par les étudiants, mais également pour jauger la performance globale de ses institutions d'enseignement et de son réseau d'enseignement supérieur par rapport à celle d'autres provinces ou d'autres pays.

Viser la qualité, c'est ambitionner avant tout à se classer parmi les meilleurs au monde! C'est aussi chercher à offrir aux apprenants, tout au cours de leur vie, une formation globale qui comprend certes l'acquisition de connaissances concrètes et techniques, mais également celle de compétences plus vastes - comme l'acquisition d'un cadre d'analyse ou des habilités en organisation du travail - qui leur permettront de réaliser leur plein potentiel tout au cours de leur carrière. Enfin, et surtout, viser la qualité c'est aussi créer les conditions requises pour que les employeurs, d'ici ou d'ailleurs, s'arrachent les diplômés formés dans nos institutions québécoises.

Savoir se compléter

Bien sûr, ce sont d'abord et avant tout les institutions d'enseignements, les étudiants et les professeurs qui jouent un rôle de premier plan dans le maintien de la qualité de l'enseignement supérieur. Mais il ne faut pas négliger pour autant l'apport de nombreux autres intervenants comme les employeurs, les syndicats et le gouvernement qui ont tous d'importantes responsabilités à assumer.

Pour leur part, les employeurs jugent qu'ils peuvent, et même doivent entretenir des relations suivies et constructives avec le personnel d'encadrement et de direction ainsi qu'avec les professeurs des institutions d'enseignement, de même qu'avec les étudiants futurs diplômés eux-mêmes.

Un des objectifs consiste à favoriser l'implantation de programmes d'études conçus pour répondre davantage aux besoins du marché du travail et d'encourager, quand c'est possible, le développement dans ces institutions d'un avantage compétitif par une certaine spécialisation dans des créneaux et des niches de formation.

Outre que dans le domaine essentiel de la recherche, les employeurs peuvent aussi conclure avec les universités et les collèges des ententes de partenariat, tout particulièrement dans les secteurs d'activité où les besoins de main-d'oeuvre sont marqués afin de développer des programmes coopératifs universités-employeurs, des programmes de bourses et des stages en milieu de travail. Que dire enfin de leur capacité à témoigner de leur expérience sur le terrain et d'ainsi offrir aux étudiants une démonstration des applications concrètes de leur formation ou même de favoriser un intérêt pour l'entrepreneuriat?

Savoir prospérer

La qualité de la formation au niveau de l'enseignement supérieur offert au Québec est une préoccupation majeure pour les employeurs de la province. Ce facteur exerce une incidence directe sur la capacité des entreprises à maintenir leur compétitivité et leur croissance, tant à court qu'à long terme, surtout dans un contexte de vieillissement démographique et d'une pénurie appréhendée de main-d'oeuvre adéquatement formée pour répondre aux besoins du marché du travail. Il va de soi que la capacité du Québec à créer plus de richesse et à générer une prospérité durable au profit de tous les Québécois dépend largement de la réussite de ses employeurs.

Reste à savoir si le présent processus de consultation, qui se veut très vaste et aussi très politique, permettra aux employeurs, qui nous apparaissent nettement sous-représentés, de voir leur point de vue pris en considération afin de contribuer pleinement à l'amélioration de notre système d'enseignement supérieur.

Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec

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