Le dossier de la fermeture de Gentilly 2 soulève d'étonnantes affirmations de la part de nos élus municipaux et présidents de chambres de commerce.
Cette fermeture est pourtant annoncée dans le programme du PQ depuis le mois d'avril 2011. Pourquoi ces élus n'ont-ils pas appuyé leur point de vue avec des études sérieuses lors de la récente campagne électorale?
Ils clament haut et fort qu'il y aura perte de 800 emplois. Cette affirmation est totalement fausse. Ne me dites pas que les secrétaires, les manoeuvres et tous les emplois non-spécialisés, ne pourront se replacer ailleurs comme ceux et celles qui ont perdu leurs emplois dans les fermetures de la CIP ou d'Aléris, pour lesquelles vous n'êtes pas montés aux barricades. Jamais on nous a présenté combien d'ingénieurs en physique nucléaire spécifiquement seront affectés. De plus, une telle fermeture se fera sur des dizaines d'années, surtout pour ces emplois de haut calibre. Plusieurs d'entre eux approcheront alors l'âge de la retraite.
Enfin, si vous êtes aussi bons gestionnaires que vous le prétendez, vous savez que la réfection de celle-ci demandera des investissements de près de 5 milliards $ contre 1,5 milliard $ pour le déclassement. Étant donné que la centrale nucléaire ne produit que 2% de toute la production électrique, on ne peut se permettre de la garder ouverte. Et ici, je ne tiens pas compte des dangers de ce mode de production sur la santé publique qui coûteront des millions $ à l'État.
Les entreprises de la région qui craignent cette fermeture devront diversifier leur offre de services mais entre vous et moi, il n'y a pas beaucoup d'entreprises qui fermeront leurs portes suite à la fermeture de Gentilly 2, il en fut de même lors des fermetures de CIP et d'Aléris.
J'invite tous les gens concernés par cette fermeture, vous les notables, vous la population, à visiter le site du projet de monorail: http://www.trensquebec.qc.ca et apporter votre appui à ce projet unique et beaucoup plus prometteur que celui du développement nucléaire. Un projet mobilisateur comme celui de Trens Québec est promis à un développement gigantesque et créateur d'emplois tant pour sa construction que pour son opération (touristique et expertise mondiale). On n'a pas besoin d'harnacher tout le nord québécois pour créer des emplois à long terme.
Roger Kemp, Trois-Rivières