Au fil des ans, j'y ai côtoyé des gens admirables et tout à fait dévoués pour la cause du Parti et pour l'avenir de notre pays.
Or, si on ne fait rien, et si la tendance se maintient, les prochaines élections risquent de voir élire un gouvernement souverainiste avec le Parti québécois.
Le désir de changement de la population est bien légitime, surtout lorsqu'on demande un quatrième mandat d'affilée et que l'on constate que, chez nos voisins du sud, le changement est obligatoire après deux mandats.
Mon problème est que je ne veux pas revivre les vieilles querelles du passé qui ne font pas avancer le Québec et qui nous feront plonger, encore une fois, dans les chicanes constitutionnelles et menaces de séparation, dans une époque où la mondialisation s'accentue.
La façon la plus rationnelle de pouvoir bénéficier d'un changement efficace dans le cadre de notre société démocratique demeure l'élection d'une nouvelle formation, avec de nouvelles idées qui, comme dans toute démocratie, pourront s'ajuster au fil du temps aux divers compromis que nécessite l'exercice du pouvoir.
Positions intransigeantes
En tant que militant libéral, j'aime mieux pouvoir tenter d'influencer, si peu que ce soit, certaines politiques d'un nouveau parti qui mérite d'avoir sa chance que d'avoir à subir les positions intransigeantes d'un parti indépendantiste qui nous ramènera 30 ans en arrière.
Voter libéral à la prochaine élection serait, pour moi, un gaspillage qui ne servira qu'à diviser le vote fédéraliste au profit des indépendantistes.
Le Parti libéral du Québec n'ayant aucune chance de former le prochain gouvernement, j'aime mieux donner mon appui à la Coalition avenir Québec, qui rejoint beaucoup plus mes opinions politiques et qui amènera très certainement des idées et des visions nouvelles de notre société. C'est mieux que les vieilles querelles proposées par les péquistes.
J'exhorte en conséquence les militants libéraux à faire passer la patrie avant les amis et à voter le 4 septembre prochain pour la CAQ et François Legault. En agissant ainsi, nous pourrons contribuer à éviter le chaos politique que constituerait l'élection d'un gouvernement souverainiste.
Jean-Paul Boily, avocat et membre et militant du Parti libéral du Québec.