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CHSLD : pour en finir avec le sensationnalisme

Les besoins pour des places en CHSLD sont... (Photo: François Roy, Archives La Presse)

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Les besoins pour des places en CHSLD sont très grands dans les banlieues. À titre d'exemple, 86 personnes sont en attente d'une place en CHSLD à Saint-Jean-sur-Richelieu, alors qu'à Laval, elles sont 187.

Photo: François Roy, Archives La Presse

Le Soleil

Les dernières semaines ont donné lieu à de nombreux articles en lien avec les CHSLD et les services qui y sont offerts. Malheureusement, cette couverture médiatique présente une image tronquée de la réalité. Loin de nous l'idée de prétendre que l'ensemble des services offerts soit partout irréprochable. Comme dans toute entreprise humaine, les soins de longue durée posent des exigences parfois difficiles à remplir, à plus forte raison lorsque les ressources, tant humaines que matérielles, sont insuffisantes.

Cela dit, rien ni personne ne devrait faire en sorte de compromettre la santé et la sécurité des personnes hébergées. À cet égard, notre position est claire: tolérance zéro. Nous l'avons affirmé à maintes reprises par le passé et, quoique laisse entendre la couverture médiatique réservée à la question, ce point de vue est partagé par le personnel et les gestionnaires des CHSLD.

D'ailleurs, en dépit des contraintes auxquelles ils doivent s'astreindre et des difficultés rencontrées, ces derniers collaborent activement aux nombreuses visites d'évaluation et d'agrément et effectuent un suivi serré et diligent des recommandations qui en résultent. Le Bilan statistique du suivi des recommandations des visites d'appréciation de la qualité dans les CHSLD rendu public par le ministère de la Santé et des Services sociaux le 12 mars dernier est on ne peut plus clair sur la question. Le bilan démontre en effet que 97% des recommandations formulées à la suite des visites d'appréciation sont réalisées ou en bonne voie de l'être. Les changements apportés sont concrets et permettent, invariablement, d'améliorer la qualité des soins aux aînés. La plupart d'entre eux sont d'ailleurs réalisés en collaboration avec les comités de résidents des établissements dans une logique constructive.

Il est toutefois impossible d'en dire autant de la campagne de dénigrement qui a eu cours récemment dans certains médias. Comment en effet exiger que des employés et des gestionnaires donnent le meilleur d'eux-mêmes, quand, jour après jour, on s'évertue à véhiculer une image aussi négative de leur travail et de leur engagement? Et pourtant, leur dévouement ne diminue pas. Comment maintenir la motivation, quand très peu de voix s'élèvent pour parler de leurs réussites, de ces petites victoires du quotidien qui font en sorte d'assurer le bien-être de nos aînés? Et ces réussites sont légion.

Il est temps de mettre un terme aux déclarations intempestives et alarmantes qui inquiètent la population et nous éloignent du climat de collaboration nécessaire à la mise en place de solutions durables.

Michel Gervais, président, Lise Denis, directrice générale

Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux

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