Trump, un fasciste comme les autres

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Donald Trump a tous les traits du leader fasciste.

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(Québec) Le Parti républicain a vendu son âme à un tyran opportuniste, un menteur misogyne aux accents racistes qui a livré jeudi un des discoursles plus terrifiants jamais prononcés par un candidat à la présidence des États-Unis.

Dans les minutes suivant cette allocution, l'ex-chef du KKK David Duke écrivait sur Twitter : «Je n'aurais pas dit mieux moi-même». La veille, lors de la convention, l'animatrice et personnalité de l'extrême droite Laura Ingraham envoyait un rapide salut hitlérien à l'endroit de Trump, alors que toutes les caméras étaient braquées sur elle.

Le slogan mis de l'avant par Trump jeudi soir, «America First», puise ses racines dans le mouvement isolationniste qui voulait empêcher le pays d'entrer en guerre contre l'Allemagne. Il évoque les attaques vicieuses de Charles Lindbergh contre la «race juive». Le parallèle n'est pas anodin. La campagne de Trump a fourni aux groupes antisémites l'occasion de se liguer pour harceler des journalistes et des personnalités, forçant certains à se retirer des réseaux sociaux.

Donald Trump a tous les traits du leader fasciste. Ce n'est pas une étiquette qu'on lance gratuitement à son égard, c'est le constat qu'imposent sa façon d'opérer et son message. Eva Schloss, demi-soeur d'Anne Frank et survivante d'Auschwitz, affirmait en janvier que Trump «agit comme Hitler par la façon dont il incite au racisme». Il utilise la même rhétorique et fait appel aux mêmes émotions que n'importe quel dictateur : prétendre que le pays est humilié, qu'il est infiltré par des groupes dont il faut se débarrasser pour ensuite se présenter comme le sauveur, celui qui va rétablir «la loi et l'ordre» et terrasser ces ennemis réels ou imaginaires.

Trump souffre du même narcissisme que les Mussolini, Marcos ou Khadaffi. Il a le même côté caricatural, les mêmes traits de personnalité grossis à l'extrême. Le même narcissisme, le même désir d'entretenir le culte de sa personnalité. La multiplication des produits à son nom et à son effigie, sur tous ses bâtiments, est digne d'un Kim Jong-un.

Il cherche à créer les mêmes conflits entre groupes de religion et de race, il préconise le même isolationnisme pour son pays, et la même violence. Il manifeste le même vide intellectuel, avec en contrepartie un recours abusif aux émotions. Il montre la même absence d'empathie, de compassion, de générosité. Il ment sans aucun remords ni aucune gêne. Il se reconnaît des affinités avec Vladimir Poutine, voire Saddam Hussein, dont il a trouvé le moyen de vanter les mérites encore récemment. Parviendra-t-il à ses fins? Peut-être pas. Il serait injuste de comparer un tel psychopathe à Stephen Harper, mais la campagne qui s'annonce fait penser, à certains égards, à celle qui a opposé conservateurs et libéraux l'année dernière.

Si Mme Clinton parvient à projeter une image aussi positive que celle de son adversaire est négative, elle a de fortes chances de l'emporter. La faiblesse de Donald Trump est que son message vise un segment limité de la population et le prive de l'appui de plusieurs groupes démographiques.

Le Parti républicain est unanime contre l'ex-secrétaire d'État, avec une virulence rarement vue à ce niveau politique. Cette hargne est aussi une façon de masquer la division que suscite ce candidat au sein même du parti. Devant lui, Mme Clinton n'aura pas droit à l'erreur.

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