Nathalie Normandeau, et après?

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André Boulanger et Robert Lafrenière, lors de la conférence de presse de l'UPAC

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

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(Québec) ÉDITORIAL / «Le problème était systémique, et sur une longue période», affirmait jeudi le responsable des enquêtes de l'UPAC, l'inspecteur André Boulanger, en annonçant le dépôt d'accusations criminelles contre sept personnalités de la scène politique et du monde des affaires.

Il faut retenir cette phrase, parce qu'à elle seule, tout d'abord, elle constitue un désaveu cinglant de la dissidence exprimée par le commissaire Renaud Lachance dans le rapport de la commission Charbonneau. 

Le dépôt de ces accusations amorce un deuxième acte, après les travaux de la commission. L'ex-vice-première ministre, Nathalie Normandeau, et ses coaccusés vont probablement s'ennuyer de la juge Charbonneau. 

C'est seulement après la divulgation de la preuve qu'on saura sur quoi, précisément, reposent ces accusations. Les travaux de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction en ont toutefois révélé assez pour qu'on sache comment les Marc-Yvan Côté et Cie ont instrumentalisé le système politique à leur profit. 

Renaud Lachance a été le seul à soutenir que la Commission n'est pas parvenue à établir de liens entre le financement politique et l'attribution de contrats publics provinciaux. 

Le procès qui s'annonce tranchera la question une fois pour toutes, mais on a des raisons de croire que le problème «systémique» dont parle l'inspecteur Boulanger ne s'arrêtait pas à l'ex-ministre des Affaires municipales. 

Robert Benoit, qui a été président du Parti libéral du Québec (PLQ) de 1985 à 1989, a déjà décrit comment le parti s'était transformé en une «machine à ramasser de l'argent», après l'arrivée de Jean Charest et de son ami Marc Bibeau.

Il n'a pas été le seul à dénoncer l'emprise de ce dernier sur le parti et sur le financement politique. L'ex-président d'Hydro-Québec André Caillé, l'ex-responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, le président de la firme RSW, Georges Dick, ont tous été témoins du rôle central qu'il a joué. 

Ce dossier ne sera pas complet tant que l'enquête n'aura pas creusé jusqu'à son niveau.

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