Faible mandat à Saint-Augustin

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(Québec) L'élection à la mairie de Saint-Augustin avait tout, en théorie, pour mobiliser les contribuables, confrontés à une hausse de taxes de 25 % et invités par des gens d'affaires à réfléchir à une éventuelle refusion. Pourtant, moins de 40 % des citoyens se sont prévalus de leur droit de vote. Cherchez la logique.

Le faible taux de participation ne représente pas un mandat fort pour le nouveau maire, Sylvain Juneau, mais ce sera néanmoins suffisant pour mettre en oeuvre son programme. Si on veut comprendre la faible participation au vote, il faut se rappeler que les candidats tenaient à peu près tous le même discours, sur un resserrement des dépenses et de l'endettement, et une plus grande transparence de la part de la municipalité.

La confusion qui persiste sur la situation financière et le fait que l'élection ne changeait rien à la composition du conseil municipal, en dehors de la mairie, sont autant de raisons additionnelles pour expliquer le peu d'intérêt manifesté par les électeurs.

Ce qui est clair, au moins, c'est que les Augustinois seront placés devant d'autres choix difficiles au cours des mois et des années à venir. Même si 3300 d'entre eux ont signé une pétition demandant un moratoire sur les dépenses d'agglomération, il n'existe aucun levier, à l'heure actuelle, qui leur permettrait d'atteindre ce but.

En choisissant la défusion, voilà plus de 10 ans, Saint-Augustin, comme L'Ancienne-Lorette, se voyaient tôt ou tard condamnés à une confrontation avec la Ville de Québec, qui a le plein contrôle sur l'item budgétaire le plus important de ces deux municipalités.

Mais avant de jeter la pierre à Québec, le nouveau maire de Saint-Augustin doit commencer par faire le ménage dans sa cour. Il a promis une plus grande transparence, ce dont sa ville a grandement besoin. L'administration du maire Corriveau s'est terminée dans la controverse et les conflits internes. La première tâche à laquelle M. Juneau doit s'attaquer, c'est un état des lieux complet.

Le maire doit reprendre le contrôle de l'endettement, qui a explosé depuis les défusions. La dette de la Ville a triplé en seulement quatre années, en raison des investissements en infrastructures de loisirs. La gestion de ces projets par la municipalité soulève plusieurs questions. A-t-on réellement fait les meilleurs choix pour la ville?

Le ministère des Affaires municipales offrira de l'aide à la municipalité pour mettre de l'ordre dans ses finances, mais tous les projecteurs ne doivent pas être braqués que sur elle. Le ministre Pierre Moreau a promis un «mécanisme impartial et indépendant» pour 2016 en ce qui a trait aux dépenses d'agglomération.

C'est une nécessité, car la Ville de Québec se trouve actuellement en situation de conflit d'intérêts. Comme l'a démontré récemment un dossier du Soleil, il ne reste pratiquement plus d'espace disponible dans les zones et les parcs industriels de Québec. C'est tout le contraire à Saint-Augustin, où plus de 5 millions de mètres carrés de terrains industriels sont disponibles. Cela représente 20 % de tous les espaces industriels de Québec.

La Ville utilise-t-elle le budget d'agglomération pour augmenter la pression sur sa voisine, comme le suggère la mairesse suppléante France Hamel? La question se pose d'autant plus que la Ville de Québec ne fait pas elle-même montre d'une grande transparence dans l'administration de ce budget. La Ville ne pourra pas toujours se cacher derrière l'étude de Grant Thornton, qui date de 2003, pour justifier les hausses successives auxquelles on assiste.

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