Une sécurité relative

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Des fleurs et des bougies ont été déposées près de l'endroit où l'attentat de Nice a été commis le 14 février.

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(Québec) ÉDITORIAL / Que le carnage à Nice soit le geste d'un déséquilibré ou celui d'un terroriste lié à l'islamisme radical ne change rien à l'horreur et à la peur qu'il suscite en France et ailleurs dans le monde. S'il s'agit d'un homme désespéré, le prolongement de l'état d'urgence risque cependant d'être remis en question.

Quelques heures avant que Mohamed Lajouaiej-Bouhlel fonce avec son camion sur une Promenade des Anglais bondée en ce 14 juillet, le président François Hollande avait annoncé pour la fin du mois la sortie de l'état d'urgence, renouvelé depuis la tuerie de novembre au Bataclan.

Tout en admettant que la menace terroriste demeure forte, le président disait jeudi aux Français ne pouvoir prolonger l'état d'urgence éternellement. «Cela n'aurait aucun sens! Cela voudrait dire que nous ne serions plus une République avec un droit qui pourrait s'appliquer en toutes circonstances.»

«La menace terroriste étant devenue permanente dans notre pays, il appartient aux autorités judiciaires et administratives de la combattre avec les outils de droit commun», affirmait de son côté le président de la Commission des lois du Sénat.

Plus rien de cela ne tient avec Nice, ses 84 morts et ses quelque 200 blessés. Pour François Hollande, le caractère terroriste ne peut être nié. La France intensifiera sa lutte contre l'État islamique. Le Monde citait cependant d'autres sources invitant à la prudence. Au moment d'écrire ces lignes, le saccage n'avait toujours pas été revendiqué.

Pour les Français qui voient leur pays une fois de plus frappé par la mort violente d'innocents, mais aussi pour des millions de citoyens dans le monde, les mêmes questions se posent : que faut-il faire aujourd'hui pour être et pour se sentir en sécurité dans les villes, lors de grands rassemblements? Manifestement, que la France soit depuis des mois en état d'urgence, qu'elle puisse assigner quiconque par principe de précaution, n'est pas une garantie de sécurité à toute épreuve.

Comment concilier les droits et libertés des uns et ceux des autres? Comment éviter les amalgames faciles et ne pas voir comme des terroristes potentiels tous ceux qui n'ont pas la même origine, la même religion, la même langue que nous? La lutte au terrorisme passe bien sûr par des moyens accrus pour les services de police et de renseignements, par la coordination des actions des alliés. Mais pas uniquement.

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