L'autre effet libéral

Le ministre des Finances, Bill Morneau... (La Presse Canadienne, Adrian Wyld)

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Le ministre des Finances, Bill Morneau

La Presse Canadienne, Adrian Wyld

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(Québec) ÉDITORIAL / L'équipe de Justin Trudeau récidive. Ayant gagné le premier pari d'être élus à la tête du Canada même en rompant avec la religion du déficit zéro, les libéraux jouent encore gros en prévoyant un déficit de 29,4 milliards $ en 2016-2017, ainsi que les années subséquentes, et en ne fixant pas le moment du retour à l'équilibre budgétaire. C'est audacieux - risqué diront certains - mais ils pourraient bien avoir raison une fois de plus.

Mettre le frein sur les dépenses d'infrastructures du gouvernement, entretenir la morosité des Canadiens, ne pas fournir une marge de manoeuvre supplémentaire aux familles afin d'aligner la colonne des revenus et des dépenses, aurait-il était plus profitable pour les citoyens du pays et pour l'économie canadienne?

On l'a vu dans d'autres législations, notamment au Québec, l'austérité et la rigueur budgétaires d'un gouvernement peuvent nuire à l'économie, en plus de créer des tensions sociales. Le ministre des Finances, Bill Morneau, n'est pas de cette école. Il préfère aider les familles, les étudiants, les aînés, les plus pauvres, les chômeurs, les autochtones et stimuler l'économie ainsi que sa diversification et sa modernisation. Il compte sur la confiance et la croissance économique que son budget peut insuffler pour rééquilibrer les finances d'Ottawa. D'ici cinq ans, avance-t-il devant les médias.

Des dépenses irréfléchies, des promesses rompues, une mauvaise journée pour les contribuables, ont commenté les conservateurs. Ce premier budget Morneau risque au contraire de prolonger la lune de miel du gouvernement libéral. Bien des contribuables calculeront en effet l'argent supplémentaire qu'ils auront dans leurs poches. Des associations patronales sont déçues que les PME n'aient pas un taux d'imposition réduit? Si elles avaient profité des avantages consentis par le gouvernement Harper pour investir, notamment pour accroître leur productivité, peut-être les libéraux auraient-ils été plus généreux.

M. Morneau aurait pu s'épargner certaines critiques s'il avait fixé un plan pour le retour à l'équilibre. Le fait qu'il prévoit un coussin de 6 milliards $ par an et que le ratio de la dette au PIB du Canada restera sensiblement le même - et parmi les plus faibles des pays industrialisés - devrait toutefois les rassurer.

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