L'énergie éolienne, c'est notre avenir

BILLET / Peut-on en finir avec le passage à tabac de l'industrie éolienne? Le... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

BILLET / Peut-on en finir avec le passage à tabac de l'industrie éolienne? Le Québec a vraiment ouvert la porte à cette forme d'énergie au tournant des années 2000 et on y a développé environ 3000 mégawatts de puissance installée, un seuil qui atteindra sous peu 4000 mégawatts. Considérant qu'il ne vente pas constamment, cette puissance représente autour de 3 % de la consommation québécoise.

Dans certains pays d'avant-garde, l'Allemagne, le Danemark, environ 20 % de l'électricité vient de source éolienne. Il est certain que le prix d'un kilowatt y est plus élevé qu'au Québec, ce qui incite au développement éolien, mais d'autres raisons militent en sa faveur, comme la protection de l'environnement par le biais de la réduction de la dépendance aux énergies fossiles et nucléaires.

Le Québec a développé une relation amour-haine avec la filière éolienne. L'État a choisi de confier la production au secteur privé, et a imposé à Hydro-Québec d'acheter cette énergie. Les promoteurs privés ont parfois l'élastique long en localisant les parcs trop proches des lieux habités.

Toutefois, on ne doit pas jeter un outil dont on ne s'est pas toujours servi avec habileté. Il faut apprendre à l'utiliser.

Quand on sait compter, on réalise que l'énergie éolienne est loin de coûter si cher. Dans les faits, les derniers projets éoliens coûtent significativement moins cher, au kilowatt, que les derniers grands barrages. Le coût éolien, la recherche aidant, est appelé à baisser encore.

Quant aux surplus d'énergie, ils ne couvrent qu'une partie de l'année. Le Québec est un importateur d'électricité quatre mois par année, l'hiver. De plus, avant longtemps, un surplus d'énergie renouvelable comme celui qu'affiche le Québec d'avril à novembre vaudra de l'or sur le marché d'exportation aux États américains limitrophes.

Ceux qui joignent le passage à tabac de la Gaspésie, première région à pousser pour le développement du vent, devraient savoir que sur les 5000 emplois qu'a créés cette filière depuis 15 ans, près de 4000 personnes travaillent ailleurs que dans la péninsule.

L'énergie éolienne est et demeurera inévitable dans l'effort requis pour combler les besoins mondiaux. On peut choisir de ne pas embarquer dans ce train, et on paiera plus cher, beaucoup plus cher dans quelques années pour acquérir ces technologies et ce savoir-faire. En embarquant, malgré de nombreuses valses-hésitations, dans la danse comme il l'a fait, le Québec augmente ses chances de faire partie des pays d'avant-garde.

Le récent flou entourant l'absence d'accent mis sur l'éolien dans la nouvelle Stratégie énergétique du Québec pourrait toutefois nous faire reculer significativement.

L'énergie éolienne constitue un investissement, et non une dépense, n'en déplaise à ses détracteurs.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer