Un plan Marshall pour le Canada

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(Québec) Confrontée à une sécheresse sans précédent, la Californie vient pour la première fois d'imposer des restrictions sur la consommation d'eau dans tout l'État. Le défi environnemental auquel nous sommes confrontés semble si grand qu'on ne voit pas comment y remédier, au-delà de telles mesures d'urgence.

Il y a pourtant des moyens, réalistes, grâce auxquels notre pays peut dès maintenant amorcer sa transition pour devenir une société «sobre en carbone». Une soixantaine d'universitaires, de partout au Canada, ont élaboré un plan d'action, «Agir sur les changements climatiques», qu'ils ont dévoilé voilà tout juste deux semaines.

Leur approche en elle-même est sans précédent. Regroupés sous l'initiative Dialogues pour un Canada vert, ces experts ont décidé de mettre leurs connaissances au service des citoyens et des décideurs. Ils veulent aider tous les gouvernements à prendre les décisions difficiles qui s'imposent, mais aussi nous montrer des possibilités là où la plupart d'entre nous ne voient qu'un désastre.

La démarche fait penser au plan Marshall de reconstruction de l'Europe, après la Seconde Guerre mondiale, tant par l'ampleur du défi que par la façon dont elle inverse totalement la vision du problème, pour y trouver du positif.

Le discours sur le réchauffement climatique porte plus sur ses impacts apocalyptiques que sur les façons d'y remédier. Le collectif, parrainé par la Chaire UNESCO-McGill Dialogues pour un avenir durable, a fait le choix de ne pas parler des impacts pour se consacrer exclusivement à l'étude de mesures qui sont à notre portée, à court, moyen et long terme. Le rapport s'en tient à 10 orientations stratégiques. Il étudie l'établissement d'une taxe sur le carbone. Il propose des moyens de réduire nos émissions de GES dans la production d'électricité, dans le transport et le bâtiment.

On peut l'obtenir à l'adresse suivante : sustainablecanadadialogues.ca/fr/vert.

S'il ne fallait retenir qu'une chose de cet exercice, c'est celle-ci : le Canada possède les plus grandes réserves d'énergies renouvelables au monde. Servons-nous-en pour devenir le chef de file que nous devrions déjà être.

Ce document doit nous inspirer autant, sinon plus par la démarche de ses auteurs que par son contenu. On a fait le choix de n'attaquer aucun groupe, on ne cherche pas à culpabiliser ni à critiquer.

Le collectif consacre autant d'efforts à la diffusion du rapport qu'à la production du contenu. Contrairement au cliché des universitaires isolés dans leur laboratoire, le groupe a pris tous les moyens possibles pour assurer que son message soit entendu par tous les Canadiens, et à tous les niveaux.

La publication du rapport s'est faite un mois avant le Sommet sur le climat, qui réunira les premiers ministres des provinces à Québec le 14 avril, car il marque le début des rencontres qui jalonneront la route vers le sommet de Paris, en décembre.

Dès novembre 2014, le collectif invitait les partis politiques fédéraux, les ministères provinciaux, les administrations municipales et les Premières Nations, à amorcer un dialogue qui s'impose entre chercheurs, citoyens et décideurs.

Tous ont été invités au lancement du rapport, où s'est tenue une rencontre à huis clos afin d'expliquer les enjeux et les orientations. Tous les groupes ont répondu positivement, tous sauf un.

Le Parti conservateur n'a répondu à aucune des invitations qui lui ont été envoyées jusqu'ici. C'est lui, malheureusement, qui parle au nom de tous les Canadiens.

Jusqu'en octobre.

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