Quand le sport nous grandit

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(Québec) Le sport ne nous élève pas toujours. Parfois il fait appel à nos plus bas instincts, mais souvent il encourage le dépassement, repousse nos limites un peu plus loin et nous donne envie de voir grand.

C'est ce qu'on a ressenti en fin de semaine avec le Sprint Québec - Coupe du monde FIS de ski de fond, une première de ce côté-ci de l'Atlantique, et qui a démontré, encore une fois, que Québec sait reconnaître et apprécier le sport de haut niveau.

Que ce soit le Grand Prix cycliste de l'UCI World Tour, les étapes de la Coupe du monde en vélo de montagne ou en planche à neige, chacun de ces rendez-vous augmente la cote de Québec au sein des grandes fédérations sportives internationales, en même temps qu'il élargit le champ de vision des Québécois.

Le Sprint Québec 2012 de ski de fond a attiré ici des athlètes d'élite qui ont eu l'occasion de partager leur passion et leurs rêves avec des jeunes d'ici. N'eût été de cet événement, il n'y aurait pas eu le «Déjeuner des championnes» de l'organisme Rapides et Radieuses, créé par Chandra Crawford, médaillée d'or olympique en ski de fond, qui a permis aux jeunes de faire connaissance avec les Marie-Ève Croteau (cyclisme), Élise Marcotte (nage synchronisée) ou Audrey Lacroix (natation).

Les filles sont six fois plus à risque d'abandonner le sport, comparativement aux garçons, c'est pourquoi il faut pouvoir leur proposer des modèles positifs, leur donner plus de raisons de s'accrocher et de persévérer.

La tenue d'une compétition d'envergure internationale crée toutes sortes d'occasions qui finiront un jour par porter leurs fruits, après des années. Marie-Hélène Prémont a commencé sa carrière sportive comme bénévole à la Coupe du monde de vélo de montagne, au Mont-Sainte-Anne, pendant la saison 1992-1993.

Aussi, les prochains Championnats du monde FIS de snowboard, en janvier prochain à Stoneham, est le résultat de sept ans de préparatifs par Gestev, les fédérations canadiennes, les gouvernements et les partenaires de l'événement.

Il faut continuer à améliorer nos infrastructures. Stoneham ne pourrait tenir son Jamboree annuel si on n'avait pas investi d'abord pour l'aménagement de la demi-lune. On prévoit faire la mise à niveau des pistes de ski de fond du Mont-Sainte-Anne, pour permettre d'y tenir d'autres compétitions internationales. Ce sont des investissements comme ceux-là qui aident une ville à grandir.

L'aide des gouvernements, fédéral et provincial, est essentielle pour attirer ici des compétitions internationales. Le Programme de soutien aux événements sportifs internationaux ou pancanadiens, du ministère québécois de l'Éducation, du Loisir et du Sport, est un maillon important de cette chaîne. Sans lui, Sprint Québec n'aurait pas pu avoir lieu.

Le Programme dispose encore d'une enveloppe annuelle de 4 millions $. Le contexte actuel ne permet peut-être pas d'augmenter ce budget prochainement, mais il faudrait y penser à moyen terme, si on veut réaliser le plein potentiel qui se crée avec chaque événement d'envergure. L'enveloppe a déjà été de 6 millions $, aux débuts du programme, il y a six ans.

Tôt ou tard, on rêve inévitablement aux Olympiques d'hiver. C'est compréhensible, mais il ne faut pas pour autant mettre tous nos espoirs sur ce seul objectif. Québec est en train de prouver qu'elle est une grande région de sport, avec ou sans Olympiques.

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