La légitimité perdue du maire Tremblay

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(Québec) Gérald Tremblay a plaidé lundi n'avoir jamais eu en main les informations qui lui auraient permis de stopper la corruption qui régnait dans son hôtel de ville. Mais, devant les révélations fracassantes entendues à la commission Charbonneau, le maire de Montréal a convenu qu'il devait néanmoins porter l'ultime responsabilité du fiasco. Et il a eu raison d'évaluer que sa démission était le geste à poser pour servir au mieux ses commettants.

Pour l'instant, il faut le souligner, il n'y a aucune preuve irréfutable que l'ancien ministre libéral ait lui-même trempé dans une affaire de corruption ou dans le financement illégal de son parti. Ni même qu'il ait été au courant de ces malversations. Il n'y a que des allégations contredites avec véhémence.

En contrepartie, la démonstration a été faite hors de tout doute raisonnable que Gérald Tremblay s'est très mal entouré et qu'il n'avait pas le contrôle sur l'administration montréalaise. Il porte sur ce plan un lourd fardeau.

Il reconnaît avoir eu des soupçons dès le début, avoir posé des questions tout en admettant platement après 11 ans de pouvoir que son entourage l'a tout simplement trahi et berné à répétition. C'est un peu court et surtout désolant. Il a manqué de poigne et de vigilance.

En fait, il y a quelque chose de pathétique dans cet aveu d'impuissance et dans cette candeur qui ont entaché tout son parcours de maire.

Les observateurs de la vie municipale montréalaise conviennent toutefois que Gérald Tremblay a beaucoup fait pour sa ville, qu'il a sortie de son état de délabrement et a remise sur les rails.

Très rares aussi sont ceux qui le soupçonnent d'être un faux naïf ou qui remettent en question son amour pour sa ville et ceux qui l'habitent. Mais unanimement, ces mêmes personnes conviennent qu'il n'avait plus sa place à l'hôtel de ville.

En soi, la démission du maire Tremblay ne règle malheureusement rien. Pas plus que la mise à l'écart de fonctionnaires montrés du doigt. Mais la démission de lundi justifie que le gouvernement du Québec intervienne et impose son contrôleur afin de s'assurer que des gestes radicaux seront posés pour enrayer la culture de corruption prévalant dans certains services cruciaux à Montréal.

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