De bonnes idées, mais beaucoup d'inconnues

La vision présentée par le groupe de travail... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La vision présentée par le groupe de travail sur l'avenir d'ExpoCité dirigé par Daniel Gélinas est raisonnable et cohérente, sans toutefois être spectaculaire ou audacieuse.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Rien de très spectaculaire ou audacieux, mais une vision raisonnable et cohérente avec l'histoire du lieu.

Dans un monde idéal, il aurait été préférable de réfléchir à l'avenir d'ExpoCité avant de construire l'amphithéâtre.

On aurait peut-être fait des choix d'aménagement différents. Éviter par exemple ce nouveau stationnement de surface à l'intersection la plus stratégique du quartier (Hamel/Laurentien).

Une ville vraiment préoccupée par les qualités urbaines d'un projet ne met pas à l'avant-scène des stationnements de surface; elle cherche plutôt à se débarrasser de ceux qui y sont.

Dans un monde idéal, l'amphithéâtre aurait été construit en façade du boulevard Hamel, là où il aurait contribué davantage à la relance du quartier voisin.

Repousser l'amphithéâtre loin de la rue était un choix budgétaire valable, mais certainement pas la meilleure solution urbaine. Il faut aujourd'hui faire avec.

Dans les circonstances, le Groupe de travail sur l'avenir d'ExpoCité dirigé par Daniel Gélinas s'en tire plutôt bien.

J'aime l'idée de démanteler les clôtures, d'«ouvrir» le site et de mettre en vitrine sur le boulevard Hamel des espaces publics de détente et d'animation.

J'aime aussi l'idée de renouer avec la vocation agricole en amenant à ExpoCité des fonctions de marché ou de diffusion de produits locaux.

J'aime aussi l'idée d'une oeuvre d'art magistrale qui ferait courir les visiteurs comme «The Bean» au Millenium Park de Chicago. 

À deux détails près : «The Bean» a coûté 23 millions $US et a été payée par des fonds privés, ce qui risque difficilement d'arriver à ExpoCité. 

Ceux qui espéraient un effet «wow» seront probablement déçus. On ne retrouve dans le rapport ni parc d'attractions ni centre aquatique couvert, comme il fut évoqué au récent colloque sur Québec en 2050.

La proposition est plus sobre et, à première vue, n'appelle pas d'investissements publics majeurs.

Sauf qu'il est difficile de bien en juger, car on parle ici d'une vision et non d'un plan précis.

Il y a de jolies planches qui montrent le site au soleil couchant de l'été ou dans la féérie de Noël. Cela donne une idée, mais ne dit pas avec précision ce qui devrait être fait, ni comment, ni quand, ni à quel coût, ni comment on y arrime le transport en commun.

On n'a pas réfléchi non plus à la façon dont le nouvel ExpoCité viendrait s'insérer dans l'écosystème de Québec.

Est-ce qu'un marché à ExpoCité s'ajouterait ou remplacerait le Marché du Vieux-Port?

M. Gélinas n'avait pas de réponse. 

Le maire Labeaume a répondu pour lui. La Ville n'investira plus au Vieux-Port, dit-il. 

Un marché à ExpoCité accessible par l'autoroute et où il est facile de stationner est en soi une bonne idée. 

Il serait cependant souhaitable de pouvoir conserver aussi une antenne dans le Vieux-Québec. 

Le rapport parle d'une grande roue, d'un marché de Noël et d'«événements agroalimentaires» comme un festival de bière ou de vin.

S'agit-il de dédoubler ce qui existe déjà ou de les déplacer à ExpoCité? Il y a ici aussi une réflexion à poursuivre.

Daniel Gélinas dit avoir informé à mesure le maire Labeaume de l'état de ses travaux. Ça ne suggère pas une grande indépendance et on peut se demander qui aura influencé qui. 

Mais ce qui importe, c'est la vision qui en résulte. Est-ce que cette vision est intéressante pour ExpoCité et pour la ville? La réponse est oui.

C'est avec un petit pincement au coeur qu'on apprend qu'il faudrait préserver «le patrimoine bâti existant» d'ExpoCité. 

L'élément le plus significatif de ce patrimoine (outre le Colisée) était le vieil hippodrome, inauguré en 1917. Il avait été prévu que sa façade soit intégrée au nouvel amphithéâtre, mais l'idée a été abandonnée pour économiser 3 millions $.

Ce n'est pas écrit en gros caractères, mais la recommandation est importante : la Ville devrait conserver «en tout temps la responsabilité de gestion principale des lieux».

Ce n'est pas insignifiant dans le contexte où Québecor a déjà la responsabilité de l'amphithéâtre. 

Si on veut consacrer le caractère public d'ExpoCité, il importe de ne pas le confier en totalité à un seul partenaire privé.

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