Les syndicats envoient les étudiants au front

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(Québec) Philippe Couillard a envoyé un mauvais message en annulant sa participation à un événement à cause d'une manifestation samedi, à Gatineau. Que fera-t-il au printemps? Parce que si on regarde ce qui circule actuellement sur les médias sociaux, ce n'est pas une petite manif qu'on nous prépare, et ce sont les étudiants que les syndicats lancent au front. «On pense que vous, les étudiants, serez la bougie d'allumage qui va faire en sorte que tout le monde va converger. On a besoin de vous, puis j'espère que vous allez être là au printemps», a lancé Gilles Tremblay de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN à une réunion de mobilisation du Comité printemps 2015 au Cégep du Vieux-Montréal, le 4 février.

La rencontre a fait l'objet d'un documentaire vidéo tourné par des étudiants et disponible sur Internet. Les syndicalistes Marc Ranger du SCFP et Marjolaine Aubé du syndicat des travailleurs du CSSS de Laval accompagnent Tremblay au microphone. La caméra les accompagne d'abord au restaurant.

«La dernière ligne de front, c'est ce printemps. Il faut arrêter le gouvernement ce printemps», déclare Tremblay. Dans une autre séquence, il explique à un interlocuteur que plus tard, à l'automne, les syndicats ne seront plus là parce qu'ils seront «en guerre l'un contre l'autre», à cause des campagnes de maraudage.

Marc Ranger, qui se définit comme un «guerrier», déclare  que le 1er mai «doit être un 24 heures comme il n'y en a jamais eu avant. Il faut que ce soit historique [...] que cette journée-là, le Québec ne fonctionne pas». Marjolaine Aubé ajoute que «le 1er mai, on ferme toute la province, on ferme les ponts, restez chez vous, congé!»

«Le traitement-choc, ça commence le 1er mai, ajoute Ranger. Puis, il faut frapper vite et fort».

Gilles Tremblay estime toutefois que même si «le coup de semonce du 1er mai est excellent, ça prend plus qu'un coup de semonce, ça prend une autre menace». Selon lui, il faut frapper également à l'occasion de la Fête des patriotes et de la Saint-Jean.

Aubé invite tous les participants, à la rencontre au cégep, à aller chercher des mandats de grève. Elle fait valoir que ce qui est intéressant, dans le contexte actuel, c'est que le mouvement de contestation vient de la base. «Ce ne sont pas des mots d'ordre de la centrale d'aller chercher des mandats. C'est nous qui prenons des mandats et qui donnons le mot d'ordre à la centrale».

Gilles Tremblay qualifie leur campagne de «syndicalisme de combat». Il ajoute que Marc Ranger se dit lui même un guerrier, et qu'on «est du même acabit, on est très dur. On n'est pas du monde trop sensible dans les négociations avec le patronat». Les trois syndicalistes se disent disposés à défier une loi spéciale en santé au besoin. «On est invité au combat, on va répondre présent. Juridiquement, mais aussi dans les rues», déclare Ranger. «C'est dans les rues que ça va se gagner», renchérit Tremblay.

Le comité Printemps 2015 se définit comme un ensemble de comités de mobilisation réunis sous une même bannière pour faire la lutte à l'austérité et aux hydrocarbures. «La structure est horizontale, sans chef et sans représentants». Sur son site Internet, on trouve la liste des associations étudiantes qui ont un mandat de grève reconductible, ainsi que celles qui prévoient tenir des votes de grève. Le décompte du 7 février établissait à 16 887 le nombre d'étudiants touchés par un mandat de grève accepté, et à 37 187 le nombre de ceux qui seront appelés à se prononcer sur le sujet.

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