Péladeau, la police d'assurance du maire

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(Québec) Jean Charest a dû pouffer de rire à la lecture des propos de Régis Labeaume qui jure n'avoir jamais promis le retour d'une équipe de hockey de la LNH à Québec. D'accord, le maire n'a jamais dit : «Je promets que...» Mais c'est en faisant miroiter le retour des Nordiques qu'il a bâti ses appuis populaires et politiques pour le financement de son amphithéâtre. Charest l'a cru, et même Agnès Maltais, la pauvre!

Et voilà qu'après avoir pris ses distances d'un hypothétique projet olympique, Régis Labeaume fait de même avec les Nordiques. Ça ressemble au coup du politicien qui cherche à se disculper à l'avance d'un échec.

Mais bon, le plus important dans ce dossier, c'est que l'amphithéâtre ne devienne pas un gouffre financier pour les contribuables. Heureusement, le maire a une police d'assurance en poche avec l'arrivée de Pierre Karl Péladeau en politique. L'amphithéâtre qu'on lui a donné sur un plateau d'argent doit être un succès financier, sans quoi plus personne ne voudra le croire quand il se dira capable «de faire du Québec un pays».

Il est clair que Québecor déploiera les efforts nécessaires pour nous impressionner dans les premiers mois. Mais le vrai défi sera d'en faire un succès jusqu'aux élections de 2018, et même jusqu'au référendum si le PQ prend le pouvoir. On voit mal M. Péladeau défendre son budget de l'an 1 d'un Québec indépendant s'il est incapable de rentabiliser un amphithéâtre sans puiser dans les poches des contribuables. S'il fallait que le fardeau foncier des citoyens de la ville de Québec soit alourdi à cause d'un tel échec, ça entacherait sérieusement la crédibilité du discours des «pékapistes».

Bien sûr, Régis Labeaume saura maquiller les petits problèmes de l'amphithéâtre. Mais avec un si gros projet, le maquillage ne couvrira pas les cicatrices.

À défaut du retour des Nordiques, il faut donc miser sur l'intérêt politique de PKP. C'est ce que j'appelle une police d'assurance. Mais contrairement à la publicité, ce n'est pas «une assurance qui pardonne».

(Pékapiste : nom masculin. Néologisme. Se dit d'un député ou d'un militant du PQ qui a transporté sa foi souverainiste sur PKP en oubliant son passé antisyndical.)

«JE SUIS HARPER»

Le gouvernement Couillard n'avait pas le choix : après avoir engagé autant d'argent dans la cimenterie de Port-Daniel, il ne pouvait risquer de voir les tribunaux bloquer le tout. Il y a une étrange similitude entre cette décision et le comportement des libéraux sous Jean Charest dans le projet Rabaska. Un projet qui prévoyait la construction d'un port méthanier en face de l'île d'Orléans. Craignant que la Commission du territoire agricole bloque le dossier, Jean Charest a fait adopter un décret «d'urgence» enlevant le projet à la compétence de la commission.

Et dire que nous reprochons à Stephen Harper de bousculer les institutions et de faire passer l'économie avant l'environnement. Autant se le dire franchement, «nous sommes Harper». Quand il y a une piastre à faire quelque part, nous ne sommes pas très différents des Albertains avec leur pétrole.

«TOÉ, TAIS-TOÉ!»

C'est ce qu'a dit Philippe Couillard à ses ministres cette semaine. Au lieu d'en faire une règle générale, il aurait été plus habile en parlant directement aux gaffeurs. Cela dit, avant de crier à la censure, le PQ devrait cesser de forcer les médias à passer par le filtre du bureau du chef pour parler à un député. C'est une pratique qui oblige les journalistes à révéler le sujet de leur appel. Ça aussi, ça vise à contrôler le message.

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