Noël, quatre mois durant

Les sept villages de Jacques Hamel et de... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

Agrandir

Les sept villages de Jacques Hamel et de sa femme Penny Ann occupent une bonne partie de leur condo de deux étages.Au total, ce sont 200 maisons miniatures qui sont disposées, et plus de 1000 arbres et 1000 personnages.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Quand Jacques Hamel et Penny Ann Verge ont commencé à décorer leur maison pour Noël, c'était encore l'été. Il tirait sur la fin, mais c'était l'été quand même. Ils se sont mis à la tâche le 18 septembre.

Je n'aurais pas dû dire tâche.

Depuis 20 ans, le couple s'en donne à coeur joie dans la décoration pour le temps des Fêtes. Ce qu'ils aiment par-dessus tout, c'est de construire des villages de Noël avec des maisons miniatures, ils en ont plus de 350. Ils font une rotation, m'explique Jacques. «Ça ne serait pas possible de les mettre toutes. On en met environ 200, ça change chaque année.»

Il n'y a pas que des maisons, il y a aussi certaines reproductions d'immeubles connus, comme le Radio City Hall de New York. Ajoutés à cela plus de 1000 personnages. Et plus de 1000 arbres, essentiellement des sapins, sans compter les voitures et d'autres répliques de mobilier urbain.

Les sapins sont fabriqués à la main par un de leurs amis qui récupère de vieux arbres artificiels.

Ça donne sept villages, dispersés aux quatre coins de leur condo de deux étages. Le village du père Noël prend la moitié de leur chambre à coucher, leur réplique de Londres bouffe la moitié de la salle à manger. Ils ont des thèmes qui reviennent chaque année, ils décident à la fin de l'été où ils mettront les villages.

Ils font tout à la main.

Les villages reposent sur du styromousse de cinq centimètres d'épaisseur qu'ils taillent sur mesure. Ils utilisent toute sorte de matériaux pour couvrir les murs et pour tracer les chemins. Dans leur réplique de Londres, ils ont patenté un système d'écluses. «Jacques a coulé du gel et il a mis de la couleur dessus.»

Ils vont le récupérer pour l'année prochaine. Ou pour la suivante. «On ne fait jamais les villages pareils», précise Penny Ann. Ils commencent pas faire des plans, s'entendent d'abord sur les grandes orientations. Puis, ils construisent. Ils le font toujours ensemble. «Quand on n'a plus d'idées, on s'arrête.»

Ils sont presque à temps plein là-dessus pendant deux mois. «Pour faire le village de Londres, ça nous a pris un bon deux semaines. Pour le village du père Noël, le plus gros de la maison, ça nous en a pris trois.»

Le résultat est impressionnant.

Et dire que tout a commencé par une simple maison, achetée chez Jardin Hamel, il y a 20 ans. Ils me l'ont montrée, dans le village du père Noël, toute discrète. «On a eu un vrai coup de foudre pour cette maison-là et après, on n'a jamais arrêté d'en acheter. C'était plus populaire avant, la tradition se perd.»

Comme bien d'autres. «Il y a environ 12 ans, on faisait partie d'un club. On était une centaine de membres, se souvient Jacques. Le club a été dissous l'année passée, on était rendu à peu près 30 à la fin. Les gens vieillissent, ils ont moins d'énergie à mettre là-dedans.» En 2006, il y a même eu à Québec un «congrès» du village de Noël.

Après avoir acheté leur première maison, ils ont agrandi leur collection, à un point tel qu'ils ne peuvent plus rien acheter maintenant. Ils n'ont plus de place. Quand ils démontent les villages, au début février, ça leur prend deux ou trois semaines. Ils rangent les maisons et les personnages dans de gros contenants en plastique, qu'ils empilent dans une des pièces de la maison.

La porte ouvre à peine.

Jacques et Penny Ann ne font pas ça pour leurs deux enfants ni pour leurs quatre petits-

enfants, ils n'habitent pas à Québec. De toute façon, c'est tout sauf des décorations pour enfants. «Quand il y a des jeunes, ils sont souvent fascinés par les petites autos. Pour le reste, ils ne réalisent pas la somme de travail qu'il y a derrière, ça ne les impressionne pas vraiment.»

Les adultes, oui. Particulièrement lorsque Jacques lève la jupette blanche qui cache le filage et les connexions. «Tout est électrifié, connecté.» Les villages s'illuminent avec une télécommande, les branchements doivent être faits en conséquence pour que l'effet soit réussi. 

«Le soir, on allume les villages, ça nous fait une belle ambiance dans la maison, explique Penny Ann. On aime ça, on a toujours aimé Noël, on a de beaux souvenirs. On a toujours autant de plaisir à construire les villages, à disposer les personnages, à fabriquer les décors.»

Le truc pour aimer Noël, c'est d'en faire ce que l'on veut.

Allez, je vous en souhaite un beau.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer