Notre sport national entre les main d'Américains!

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Michel Bergeron

(Québec) Des choses me dérangent dans le conflit de la Ligue nationale de hockey. Trouvez-vous normal que deux Américains, Gary Bettman et Donald Fehr, décident de l'avenir de notre sport national? Le moins qu'on puisse dire, c'est le monde à l'envers.

C'est pourtant la situation que nous vivons présentement avec Bettman, le commissaire de la LNH, et Fehr, à la tête de l'Association des joueurs. Qui plus est, ils ont oeuvré dans d'autres sports et ils sont maintenant mandatés pour décider de l'avenir du hockey. J'ai bien de la misère avec ça.

On ne peut pas ignorer les contradictions qui collent à leur peau. Bettman était un dirigeant influent dans le basketball avant de faire le saut dans le hockey. On connaît tous le rôle important joué par Fehr dans le baseball.

Je me demande si ces deux hommes pensent vraiment au bien du hockey. Des questions me passent par la tête. J'espère simplement que nous ne soyons pas dans une guerre d'egos.

Les riches partis

Plusieurs hockeyeurs, parmi les plus riches de la LNH, sont partis pour l'Europe. Ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent, et je n'ai rien contre ça. Mais, qu'ils ne viennent pas me parler de solidarité. Je ne les croirai pas. D'ailleurs, j'ai toujours douté de la sincérité des vedettes dans ce conflit. Ils se fichent pas mal des autres.

Ce qui me porte à dire que les joueurs ne veulent pas perdre une autre saison complète comme en 2004-2005. Pour plusieurs d'entre eux, ce serait deux saisons perdues dans une carrière. Sans compter les pertes financières.

Je suis surpris de voir que Sidney Crosby n'ait pas encore traversé l'océan pour pratiquer son sport. Blessé dans les dernières saisons, il aurait besoin de sauter sur la patinoire. J'en mettrais épais que Mario Lemieux lui a parlé pour lui rafraîchir la mémoire, pour lui dire qu'il avait été très bien traité pendant ses absences.

Si plusieurs gros noms sont rendus de l'autre bord, d'autres joueurs moins riches ont entrepris une tournée au Québec. On ne peut pas s'opposer à une telle initiative. Les profits seront versés à des bonnes oeuvres, de sorte que des personnes ou des jeunes dans le besoin en bénéficieront.

J'invite encore une fois les amateurs à encourager les équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On me dit que les Remparts, l'Armada de Blainville-Boisbriand et les Mooseheads d'Halifax possèdent les éléments pour aspirer à la Coupe Memorial. On me dit aussi qu'une quinzaine d'espoirs du circuit Courteau seront réclamés dans les trois premières rondes au prochain encan amateur de la Ligue nationale.

Contrat de 10 ans

On savait tous que la rencontre d'hier éviterait les sujets litigieux entre les joueurs et les propriétaires de la LNH. On souhaitait un rapprochement entre les deux parties.

Pourquoi jouer à la cachette et niaiser avec les mots? On ne veut pas de stratégie de part et d'autre. Mettons les cartes sur table et discutons des vraies affaires pour en arriver à un règlement qui donnera satisfaction à tout le monde. Les deux parties manqueront de sérieux si le prochain contrat de travail n'est pas d'une durée de 10 ans.

La prochaine entente doit faire régner la paix une fois pour toutes. Elle ne deviendra pas réalité tant et aussi longtemps que joueurs et propriétaires s'accrocheront à des positions trop rigides. La solution idéale serait un partage de 50-50 des revenus comme on voit dans d'autres sports.

Une bonne suggestion

J'aime bien le commentaire d'un lecteur qui suggère que les joueurs et les propriétaires se partagent chacun 45 % des revenus dans la LNH et que l'autre portion de 10 % soit utilisée pour diminuer le prix des billets. Je suis entièrement d'accord avec lui.

On ne pense pas assez aux amateurs. Vous remarquerez aussi qu'on ne parle pas souvent d'eux. Ces gens-là devraient exprimer davantage leur mécontentement. On les tient pour acquis et on se dit qu'ils reviendront. Je sais que ça ne se produira jamais, mais comment réagiraient les joueurs et les propriétaires si les amateurs décidaient de les boycotter pendant un certain temps?

Maurice Filion

J'ai récemment participé à la même émission radiophonique que Maurice Filion, le directeur général des Nordiques à l'époque où j'étais l'entraîneur de l'équipe. Ça m'a rappelé tellement de bons souvenirs. Je ne m'en cache pas, je m'ennuie de Maurice. On ne se voit pas souvent.

Propos recueillis par Maurice Dumas

La question de la semaine

Si vous avez des questions à me poser, ne vous gênez pas.

Faites-les-moi parvenir à l'adresse suivante: michelbergeron@lesoleil.com.

Chaque semaine, je répondrai à la plus pertinente.

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