L'effort paraît colossal pour une ville dont les finances sont mal en point et un sport qui restera toujours marginal au milieu du désert.
Mais on ne peut empêcher un coeur d'aimer et il est difficile de juger à distance des motivations des élus de Glendale.
Comme prévu, l'aide à l'équipe prendra la forme d'un contrat de gestion de l'aréna municipal. Ce contrat a été rendu public hier.
Outre les frais de gestion de 307 millions $, Glendale devra investir 24 millions $ en améliorations à l'aréna, sans compter ses remboursements annuels sur l'emprunt pour la construction.
En retour, la Ville percevra un loyer de 14 millions $ en 20 ans, une surtaxe de 2,75 $ à 3,00 $ par billet vendu à l'aréna et les taxes de vente habituelles dans les commerces voisins de l'aréna.
Le futur propriétaire de l'équipe assurera les coûts d'entretien de l'immeuble mais obtient les droits de nommer la bâtisse et la gestion de 5500 cases de stationnement.
Ce projet d'entente avec le propriétaire pressenti des Coyotes, Greg Jamison, sera discuté lors d'une assemblée publique des élus jeudi.
À moins d'un changement, le vote final sera tenu le mardi 12 juin à l'assemblée ordinaire du conseil.
Lors d'un vote préliminaire il y a quelques semaines, quatre élus de Glendale étaient favorables au projet et trois contre.
La majorité semble fragile mais tient le coup depuis quelques mois déjà.
On ignore cependant à quel point le projet a évolué depuis. En fait, on ignore si les élus connaissaient même les termes du contrat lorsqu'ils ont voté.
La semaine dernière, la mairesse Elaine Scruggs, opposée à l'entente, s'impatientait de n'avoir encore vu aucun document officiel.
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Il reste toujours quatre étapes à franchir pour sceller le sort des Coyotes en Arizona.
Le conseil municipal doit approuver le contrat de gestion.
Le propriétaire Greg Jamison doit trouver l'argent qui lui manque pour acheter l'équipe, ce qui n'était pas fait encore aux dernières nouvelles. Incidemment, le contrat prévoit une période de due diligence pendant laquelle les livres devront être ouverts et donnant aux deux parties la liberté de se retirer.
Les gouverneurs de la LNH devront approuver la vente de l'équipe au groupe de M. Jamison.
Étape non formelle mais ne pouvant être ignorée : que pensera le groupe de pression Goldwater? Celui-ci a déjà fait dérailler un projet de vente des Coyotes. Il attendait les documents officiels avant de donner son avis sur la légalité du contrat Ville-Jamison.
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On mesure mieux l'ampleur de l'effort demandé aux citoyens de Glendale lorsqu'on compare avec le futur amphithéâtre de Québec.
Dans les deux cas, l'emprunt est à la charge des pouvoirs publics. Mais pour le reste, c'est le monde à l'envers : Québecor va payer pour gérer l'amphithéâtre; à Glendale, c'est la Ville qui va payer.
Au royaume du Tea Party et des républicains, il est étonnant que des élus soient prêts à payer autant pour garder une équipe de hockey alors que la ville en arrache.
Pour boucler son prochain budget, Glendale a dû couper 50 emplois, réduire des services et hausser des tarifs, augmenter la taxe de vente et la taxe sur les propriétés secondaires.
Sans parler de la décote de la ville attribuable en partie à l'aide de 25 millions $ déjà donnée aux Coyotes.
L'autre grand mystère du projet d'entente est celui de la survie à long terme de l'équipe. Comment un nouveau propriétaire pourra-t-il réussir là où les autres ont échoué depuis 15 ans?
Le contrat de gestion prévoit une surtaxe sur les billets et éventuellement des frais de stationnement à l'aréna. Drôle de remède pour une équipe qui peine déjà à attirer des spectateurs.
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Dans le projet de contrat, Glendale demande au futur propriétaire de l'équipe de faire pression sur la LNH pour remplacer le nom de Phoenix par Arizona.
Un grand classique. Après une faillite, on essaye de repartir sous un autre nom en pensant que personne ne va s'en apercevoir.