Pas question de capituler devant la FTQ-Construction

La ministre Lise Thériault (à droite) a réitéré... (Photo Le Soleil, Martin Martel)

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La ministre Lise Thériault (à droite) a réitéré samedi sa détermination à aller de l'avant dans le dossier du placement syndical.

Photo Le Soleil, Martin Martel

(Québec) S'ils ont été soulagés de voir le gouvernement reculer sur la demande de commission d'enquête, il est un sujet sur lequel les militants libéraux ne veulent pas de volte-face, c'est celui du placement syndical dans la construction.

Il n'est pas question de baisser les bras encore une fois devant la FTQ-Construction, qui a commencé à fermer de grands chantiers pour bloquer le projet de loi 33 qui la priverait de son quasi-monopole sur le placement des travailleurs dans la construction.

L'ancien ministre libéral du Travail Jean Cournoyer a déjà admis ne pas avoir eu le courage de faire ce changement, recommandé par la commission Cliche en 1976. La ministre Lise Thériault a reçu une salve d'applaudissements samedi matin lorsqu'elle a réitéré sa détermination.

«Je l'ai déjà dit et je le répète, le gouvernement a l'intention d'aller de l'avant.» En réponse à la question d'un délégué, elle a ajouté que «notre premier ministre, ce gouvernement, les ministres et les députés sont déterminés à aller de l'avant. On ne changera pas d'idée».

Rappelant que son père travaillait dans cette industrie, elle a déclaré : «Pensez-vous que comme fille de travailleur de la construction, je vais laisser tomber les travailleurs? Non, pas du tout!»

En vertu du projet de loi 33, le fait d'imposer l'embauche d'un nombre de salariés syndiqués à un employeur constituera une infraction. Le placement passerait dorénavant par la Commission de la construction du Québec. Les syndicats seraient tenus de dévoiler leurs états financiers qui seraient mis en ligne sur le site de la Commission de la construction.

Dans les corridors du congrès samedi, les délégués étaient unanimes à dire que si la FTQ-Construction et le Conseil provincial des métiers de la construction paralysent les chantiers cette semaine comme ils ont commencé à le faire, le gouvernement devra y aller de pénalités financières sévères à l'endroit des syndicats et des syndiqués. Un délégué a même suggéré la mise en tutelle.

La ministre Thériault a invité les dirigeants syndicaux à venir présenter leurs objections à la commission parlementaire qui étudiera ce projet de loi à compter de demain et jusqu'à jeudi soir. Un détail qui n'échappera pas aux intéressés, c'est le député Guy Ouellet, un ancien policier de la Sûreté du Québec spécialiste du crime organisé, qui présidera cette commission. Il n'est pas du genre à se laisser intimider...

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