De la Corée à Carmen

(Londres) Il n'y a rien de définitif encore, mais PyeongChang confirme son avance pour l'obtention des Jeux d'hiver de 2018.

Sa présentation d'hier devant les membres du Comité international olympique (CIO) et des fédérations sportives réunis au congrès SportAccord témoigne de son niveau de préparation.

Des sites presque tous construits et proches les uns des autres, mais surtout un message ciblé pour le CIO : l'accès à de nouveaux marchés et à de nouvelles sources de financement.

Candidate pour la troisième fois, PyeongChang y a mis le paquet et est donnée pour favorite depuis le début, devant Munich (Allemagne) et Annecy (France).

Si elle l'emporte, la pression sera forte pour un retour des Jeux en Europe en 2022, ce qui sortirait de la course les villes d'Amérique.

L'objectif d'hier n'était pas de gagner des votes, mais de créer un buzz autour de sa candidature. Provoquer la surprise ou le mouvement. Renforcer les idées reçues.

Le vote final est imprévisible, mais des villes gagnent ou perdent dans les mois précédant la décision. Parfois les années.

Chicago avait déjà perdu pour 2016 lorsque le président Barack Obama est entré en scène.

Québec avait déjà perdu 2002 avant d'être candidate, les dés étaient pipés pour Salt Lake City.

Dans cette course, Annecy a été ralentie par une «gouvernance un peu tumultueuse», explique son maire Jean-Luc Rigaut. «C'est assez latin, mais la France a toujours su être là au moment des grands rendez-vous.» Il se dit animé par «la conviction montagnarde qui a envie d'aller au sommet».

Devenir candidate aux Olympiques était un des engagements électoraux de M. Rigaut à la dernière campagne.

Le maire Labeaume a assisté aux présentations qui «démystifient bien des choses» et lui suggèrent que «Québec ne serait pas mal pris pour faire une présentation».

Il a constaté que PyeongChang est tellement prête que «ce serait presque gênant de ne pas leur donner les Jeux».

Il a trouvé la présentation d'Annecy «éminemment sympathique», plus que celle de Munich. «Un appel au coeur plus qu'à la raison, et ça fonctionne», perçoit-il.

Le gros buzz de la journée?

À mon avis, ce n'est pas une ville, mais une personne : Katarina Witt. L'ex-patineuse d'Allemagne de l'Est, médaillée de Sarajevo (1984) et de Calgary (1988).

Elle était sur la tribune pour vendre la candidature de Munich, dont elle préside le comité.

Le charisme et l'électricité opèrent toujours. Comme à l'époque, auprès des juges de patinage et du public, touché par ses qualités athlétiques, sa sensualité et son sens artistique.

On se souvient encore de sa Carmen de Bizet, qui lui valut une médaille d'or.

Les mêmes qualités que lorsqu'elle posa nue pour Playboy à sa retraite quelques années plus tard, ce qui causa un certain émoi.

Peut-être Mme Witt ne suffira-t-elle pas à donner les Olympiques à Munich, mais ce ne sera pas faute d'avoir essayé.

Québec devrait-elle être candidature aux Olympiques? lui a demandé un collègue.

«Comme ancienne athlète, j'aimerais qu'une ville soit candidate pour offrir à la jeune génération la même chance que j'ai eue d'aller dans de grandes villes.

Je n'oublierai jamais Calgary, de grands Jeux olympiques. C'est une nation qui aime le sport et le patinage; vous voulez que des athlètes puissent aller dans un pays et une ville où les gens aiment le sport.»

Le message est passé.

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