Ministre sans orientation

Une fois de plus, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, va de l'avant,... (Infographie Le Soleil)

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(Québec) Une fois de plus, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, va de l'avant, sous couvert de bonnes intentions, avec une nouvelle mesure mal ficelée qui risque de rater la cible.

Prétextant l'urgence d'inclure le contenu d'orientation dans nos écoles, il l'impose dès cette année au 3e cycle du primaire sans prévoir les ressources professionnelles suffisantes. Il fait ainsi reposer sur les seules épaules des enseignantes et enseignants la responsabilité de transmettre les contenus d'orientation de 5 à 10 heures par année. Malheureusement, ce n'est pas aussi simple!

Premièrement, le personnel enseignant est déjà surchargé. Deuxièmement, la particularité du contenu à livrer nécessite la collaboration étroite du personnel professionnel spécialisé en ce domaine : les conseillers d'orientation.

Cela n'a aucun sens d'imposer de façon unilatérale un tel contenu sans même s'être assuré que nos écoles, nos enseignants et nos élèves puissent compter sur les ressources professionnelles nécessaires pour que cette démarche donne les fruits souhaités par tout le monde. Car les conseillers d'orientation, déjà en nombre insuffisant au secondaire, sont presque totalement absents de nos écoles primaires au Québec. 

Malgré toute sa bonne volonté, le ministre doit freiner son enthousiasme pour faire les choses dans l'ordre, sinon l'initiative mènera à un échec. La solution est simple. Sébastien Proulx doit plutôt miser sur la présence de conseillers d'orientation en nombre suffisant au primaire et au secondaire afin que les élèves, plus particulièrement les élèves vulnérables, reçoivent le soutien professionnel dont ils ont besoin pour bien orienter leur avenir.

Johanne Pomerleau, présidente, Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ)

***

Patrimoine menacé

Des clochers et des murs d'églises fissurés par le temps émergent les blessures. Le patrimoine religieux crie au secours! Du passé sécurisant, imposant ayant imprimé ses vérités : en veilleuse... Parfum d'encens, génuflexions, de l'ambon des paroles importantes, en ces lieux grandioses aujourd'hui ridés, en décadence, le Québec confronté aux complexes accommodements. Un devoir de mémoire dans un contexte délicat pour garder un lien avec cet autrefois nostalgique et dérangeant. Notre «Je me souviens» est là. Faut-il le préserver ou le laisser tomber?

Douglas Beauchamp, Québec




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