Qui a peur des arbres?

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(Québec) Il est permis de s'interroger au sujet d'un candidat à la mairie qui ne conçoive pas (en 2017!) qu'il puisse y avoir une vie dans les quartiers, par-delà la façade des terrasses où l'on s'arrête un moment pour prendre une bière.

Et que oui, justement, l'élargissement des trottoirs, les pistes cyclables et même ces arbres si encombrants sont placés là, spécifiquement, pour diminuer le nombre de stationnements et encourager ainsi les gens à faire preuve d'imagination dans leurs déplacements.

Peut-être même écoute-t-il beaucoup la radio, toujours aux mêmes postes, dans son auto, et qu'il gagnerait à faire un séjour de découvertes en Europe, lui aussi avant de briguer ces fonctions exaltées. Enfin, s'il avait le moindre goût pour ces villes si désagréablement conviviales que l'on n'y voit pas une auto à la ronde, forcément...

Trêve de plaisanteries; je souhaite à M. Gosselin bonne chance dans ses entreprises, mais je connais au moins un vote qu'il n'aura pas!

Luc Picard, Vieux-Québec

***

Prendre son gaz égal

Lors de la célébration du 375e anniversaire de Montréal, les policiers sont venus manifester face à la lenteur des négociations en cours depuis trois ans. Il n'en fallait pas plus pour attirer des regards désapprobateurs. Le maire de la métropole leur a demandé de «prendre leur gaz égal». 

Sur les lignes ouvertes, réchauffées par leurs animateurs, plusieurs se montrent offusqués par ces moyens de pression. Les policiers représentent la loi et l'ordre et posent des gestes inacceptables, diront plusieurs, et ils devraient penser à d'autres moyens de pression. Dans la fonction publique, parapublique ou municipale, que reste-t-il aux syndiqués comme moyens de pression acceptables? Si ça ne dérange pas, quel effet peut-on attendre du geste? 

Pour ma part, dans une société qui se veut évoluée, il m'apparaît inconcevable d'éterniser des négociations et d'ainsi provoquer les travailleurs. Pourtant, quand vient le temps de traiter du salaire des dirigeants, des hauts fonctionnaires ou de cadres supérieurs, les choses ne traînent pas. Pensons à celui que le maire a engagé pour s'occuper de l'arrivée des réfugiés syriens, avec un salaire horaire assez démesuré. A-t-il pris son gaz égal à ce moment-là?

Michel Giroux, Québec




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