Un Québec charitable

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En réaction au texte «Le Québec «tricoté moins serré» que le ROC, publié le 23 mars

Il est regrettable que monsieur Potter se soit rétracté si vite, car tout n'était pas faux dans son papier, même si on peut être surpris que tant de préjugés émanent d'un directeur des études canadiennes de l'université McGill.

C'est un sujet complexe et un aspect qui ajoute à cette complexité est le fait que, si vous êtes un pauvre en Amérique du Nord, et comme l'a démontré plusieurs fois l'économiste Pierre Fortin, c'est au Québec que vous êtes le plus dignement traité. Comment concilier cela avec le fait que l'on donne moins aux charities? En fait, il s'agit simplement d'une question de niveau : au niveau de la collectivité plus globale, nous, Québécois, sommes généreux. Mais dans la charité de niveau intermédiaire, les Églises , la charité «volontaire» et privée, on donne moins, pensant, à raison en bonne partie, que l'effort est fait à un autre niveau. Mais le Canada anglais nous juge selon leur niveau préféré de charité, qui est différent du nôtre. 

Il y a bien d'autres choses dans le cafouillage de l'autoroute 13, mais je voulais seulement ici apporter de l'eau au moulin en ce qui concerne un des points amenés par M. Potter.

Jean Mercier, professeur associé, Département de science politique, Université Laval

***

Du respect envers les aînés

J'ai entendu par hasard une publicité du Samuel-Holland, tout simplement scandaleuse. On y présente une fille égoïste sans aucune gratitude à l'égard de ce que sa mère lui a donné, qui refuse d'aller la reconduire chez le dentiste. Comme si la fille disait à sa mère : «Sacre-moi la paix maman, déménage au Samuel-Holland (il y a un dentiste sur place), moi, j'ai une vie à vivre». 

S'il y a bien un comportement qu'il ne faut pas encourager dans une société vieillissante comme la nôtre, c'est bien de se déresponsabiliser ainsi à l'égard de nos aînés. Honte au Samuel-Holland d'avoir consenti à une campagne publicitaire qui se voulait peut-être «dans le vent», mais qui est, en réalité, vicieuse et pernicieuse. 

Un ancien article publié dans le Devoir (Les vieux se cachent pour mourir) évoquait les «bunkers dorés» qui déracinent les aînés et de les isoler ensemble en leur promettant mer et monde et qui sont loin de remplir l'ensemble de leurs promesses, mais qui génèrent des profits. Ce n'est sans doute pas la première fois que de riches individus n'ont aucun scrupule à tirer profit des plus vulnérables. 

Julie Nadeau, Québec




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