Djihad mérite d'être vue

Il y a de quoi être abasourdi. On apprend qu'à Québec, la vingtaine de... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il y a de quoi être abasourdi. On apprend qu'à Québec, la vingtaine de représentations prévues à l'automne de la pièce Djihad, que j'avais eu le grand plaisir d'apprécier en octobre, ont été annulées.

Il paraît que des écoles qui avaient retenu la pièce se sont désistées. Pas le bon moment, pas le bon timing. Voyons donc! Tout comme Ismaël Saidi, on s'explique mal pourquoi on a torpillé ces représentations.

Première question. Est-ce que les gens qui ont pris cette décision ont vu la pièce? Tout juste un extrait? J'en serais fort étonné. Si ces «décideurs» avaient vu la pièce comme moi, ils auraient constaté qu'elle s'adapte à tous les contextes et surtout parce qu'elle est suivie de commentaires et d'explications très bien faits par Ismaël Saidi, on en ressort enrichi et mieux équipé pour faire la part des choses. Surtout après le tragique événement du 29 janvier, je suis convaincu qu'Ismaël Saidi aurait été capable de contextualiser intelligemment son message et de montrer justement que la radicalisation n'est pas que d'un côté.

Mais, non, on a eu peur de se fier à l'intelligence des gens. Et ce sont des directions d'école qui auraient été à l'origine de cette décision?

Quand on pense que cette pièce est jouée en Europe devant tous les publics, qu'ils soient athées, chrétiens ou musulmans, et nous, pour d'incompréhensibles motifs, on en sera privés.

Pourtant, dans cette affaire, on prétend vouloir protéger la sensibilité des musulmans. Lors de la présentation d'octobre, il y avait pas mal de participants de confession musulmane. Pourtant Charlie Hebdo, le Bataclan, l'aéroport de Bruxelles, etc. n'étaient pas loin. Personne n'a rouspété. Aucun commentaire négatif, au contraire. Que des éloges et, surtout, une utilisation des enseignements de la pièce par tous ceux et celles qui travaillent à combattre la radicalisation, que ce soit celle des suprémacistes blancs, celle du tueur du 29 janvier ou celle de radicaux musulmans.

Vraiment, on veut protéger la sensibilité des musulmans; ceux que je connais sont loin d'avoir eu des parcours dans la ouate et seront peut-être les premiers, tout comme Ismaël Saidi à ne pas comprendre une pareille décision.

Quand le politically correct se déguise en moumounerie, voilà ce que cela donne.

Michel R. Leclerc, Québec

***

N'attendons pas 20 ans

Autrefois constructeur et inspecteur de navires, maintenant retraité, je m'intéresse à la réfection de la peinture de notre légendaire pont de Québec. J'ai eu l'opportunité d'assister au Forum tenu en novembre dernier et d'y soumettre un mémoire écrit.

La suggestion du Groupe Mallette de créer deux OSBL (organismes sans but lucratif) est intéressante, mais l'idée de repeindre le pont sur une période de 15 à 20 ans ne tient pas la route; il faut faire beaucoup plus rapidement si l'on veut assurer sa pérennité.

Les ingénieurs du ministère des Transports et ceux du CN ont bien en mains l'évaluation technique de la structure. En font foi les travaux menés à l'été 2016 afin de diriger les eaux de déglaçage vers le fleuve, loin de la structure sous-jacente. D'autres travaux de protection sont toujours sur le calendrier. C'est une première étape bien complétée pour assurer la sécurité du pont. Reste à protéger à long terme la structure entière, comment et à quel prix?

Sabler au métal nu tout le pont, comme ça s'est fait en Écosse sur le pont Forth, n'est ni réaliste, ni nécessaire, en plus d'être trop long et trop dispendieux.

Toute la structure cinq mètres au-dessus du tablier semble beaucoup moins endommagée par la corrosion; un lavage sous haute pression d'eau (4000 livres/po2) avant peinture devrait suffire.

Il est évidemment nécessaire de mieux protéger toute la structure sous ce niveau de cinq mètres et d'élever la pression de lavage au niveau de 40 000 livres/po2 de façon à retirer toute trace de rouille. Il ne m'apparaît pas nécessaire cependant de retirer entièrement la peinture verte qui a bien tenu depuis sa pose des années 80 (surtout sur la section sud du pont). 

Je ne vois pas plus l'utilité de retirer toute la peinture «grise» appliquée lors de l'intervention de 2000 à 2006, celle-ci étant tout de même beaucoup plus efficace que ne le laissent croire plusieurs «experts», même si des corrections locales sont requises.

Je suis convaincu qu'ensemble, les ingénieurs du MTQ et ceux du CN ont la compétence pour mener à bien ce projet avec un budget réaliste de 125 millions $, dont le gouvernement fédéral s'est engagé à fournir 95 millions $.

La couleur verte devrait être envisagée sérieusement s'il est l'intention de rendre au pont la fierté qu'il mérite. Il sera alors envisageable d'en faire enfin un attrait touristique majeur; de le placer en photo à côté du célèbre Château Frontenac. Mais diable, agissons...

Jacques Martin, Québec




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer